Accident de Novi Sad en Serbie : une commissaire européenne évoque « une tragédie qui aurait pu être évitée »
La commissaire européenne à l’Élargissement Marta Kos s'est recueillie mercredi 30 avril en Serbie sur les lieux de l'accident mortel de la gare Novi Sad, « une tragédie qui aurait pu être évitée », a-t-elle écrit sur X.
La commissaire européenne à l’Élargissement Marta Kos s’est recueillie mercredi 30 avril en Serbie sur les lieux de l’accident mortel de la gare Novi Sad, « une tragédie qui aurait pu être évitée », a-t-elle écrit sur le réseau social X.
Le 1e novembre, l’auvent en béton de la gare de Novi Sad, tout juste rénovée, s’est écroulé, tuant seize personnes dont deux enfants. Cet accident, que beaucoup en Serbie attribuent à la corruption qui aurait entaché les travaux de rénovation, a lancé un mouvement de contestation qui s’est étendu à tout le pays et continue six mois après le drame.
Les manifestants ont régulièrement dénoncé ce qu’ils considéraient comme un silence coupable de l’UE face à la contestation, y voyant un soutien implicite au président serbe Aleksandar Vucic.
« Je suis venue à Novi Sad en hommage aux seize vies qui ont été perdues dans une tragédie qui aurait pu être évitée. Mes pensées vont aux victimes et aux familles », a posté Marta Kos sur X, avec des photos d’elle déposant des roses blanches. La commissaire, chargée des négociations d’adhésion avec le pays qui a depuis 2012 le statut officiel de candidat à l’entrée dans l’UE, est en visite depuis mardi 29 avril en Serbie.
Mi-avril, Mme Kos avait déjà affirmé que les attentes de l’Union européenne vis-à-vis de la Serbie étaient « quasiment les mêmes » que celles exprimées par des milliers de manifestants à travers ce pays depuis des mois. « La Serbie doit être ramenée sur une trajectoire européenne », avait alors exhorté la responsable.
Un appel réitéré mardi soir après une rencontre avec le nouveau Premier ministre serbe, Djuro Macut.
« La Serbie a tant à apporter à l’UE », a-t-elle déclaré, avant d’appeler Belgrade à « travailler sur les réformes pour rendre possible l’adhésion ».
« Travaillez avec nous pour mettre en place un système judiciaire indépendant et capable de lutter efficacement contre la corruption. Travaillez avec nous pour mettre en place des lois et des institutions qui garantissent que vos médias soient libres et indépendants […] Travaillez avec nous pour mettre en place un cadre électoral qui garantit que la volonté du peuple serbe, et seulement sa volonté, décide des majorités au Parlement. Sans ces changements, la Serbie ne peut pas progresser sur le chemin européen », a-t-elle dit.