Accord Éthiopie-Somaliland : l'UE rappelle « l'importance » de la souveraineté de la Somalie
L'Union européenne a insisté mardi (2 décembre) sur le respect de la souveraineté de la Somalie, « clef » de la paix dans la Corne de l'Afrique, après l'accord controversé signé par le Somaliland séparatiste, octroyant à l'Éthiopie un accès à la mer Rouge.
L’Union européenne a insisté mardi (2 décembre) sur le respect de la souveraineté de la Somalie, « clef » de la paix dans la Corne de l’Afrique, après l’accord controversé signé par le Somaliland séparatiste, octroyant à l’Éthiopie un accès à la mer Rouge.
Le texte signé lundi (1er janvier) par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et le dirigeant du Somaliland Muse Bihi Abdi donne à l’Éthiopie l’accès au port de Berbera sur la mer Rouge et à une base militaire louée.
L’UE « voudrait rappeler l’importance du respect de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République fédérale de Somalie, conformément à sa constitution, aux chartes de l’Union africaine et des Nations unies » a fait savoir le Service diplomatique de l’Union (SEAE) dans un communiqué.
« C’est la clef pour la paix et la stabilité de toute la région de la Corne de l’Afrique » conclut le communiqué.
Le Somaliland est une République autoproclamée ayant déclaré son indépendance de la Somalie en 1991, sans avoir obtenu pour l’heure une reconnaissance internationale.
Muse Bihi Abdi a affirmé lundi qu’en échange de l’accord, l’Éthiopie allait « formellement reconnaître la République du Somaliland ».
La Somalie s’est, elle, engagée mardi à défendre son territoire par « tous les moyens légaux », qualifiant l’accord entre l’Éthiopie et le Somaliland « d’agression ».
« Le Somaliland fait partie de la Somalie en vertu de la constitution somalienne, […] la Somalie considère cette mesure comme une violation flagrante de sa souveraineté et de son unité », a vivement réagi le gouvernement somalien dans un communiqué.
Le gouvernement somalien a également demandé à l’ONU et l’Union africaine de se réunir face à cette « agression de l’Éthiopie et ingérence contre la souveraineté » somalienne, et rappelé son ambassadeur en Éthiopie « pour consultation ».