Allemagne : les autorités enquêtent sur un potentiel sabotage dans une base militaire

Une base militaire située à proximité de l’aéroport de Cologne a temporairement été fermée mercredi 14 août. Les soldats ont été invités à ne pas consommer l’eau du robinet, les autorités enquêtant sur un éventuel sabotage, a indiqué l’armée allemande.

EURACTIV.com avec Reuters
NATO Awacs aircrafts
En juin, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré que l’alliance militaire occidentale voyait un schéma se dessiner, et que les récentes attaques étaient le résultat d’une activité accrue des services de renseignement russes. [EPA/EFE/OLIVER BERG]

Une base militaire située à proximité de l’aéroport de Cologne a temporairement été fermée mercredi 14 août. Les soldats ont été invités à ne pas consommer l’eau du robinet, les autorités enquêtant sur un éventuel sabotage, a indiqué l’armée allemande.

Selon un communiqué de presse de l’armée allemande, un garde a mercredi matin détecté un trou dans une clôture située près de l’usine de traitement des eaux d’une caserne. Des recherches ont été effectuées mais aucun intrus n’a été signalé.

« L’approvisionnement a été interrompu, car le système d’eau potable présentait des anomalies », a ajouté le commandement territorial.

La base, qui compte 4 300 soldats et 1 200 employés civils, a été rouverte dans l’après-midi. Elle abrite les avions militaires utilisés pour protéger les déplacements du chancelier Olaf Scholz et de ses ministres. Elle sera approvisionnée par des bidons d’eau jusqu’à ce que les résultats des tests soient disponibles.

Une autre base de l’OTAN située à proximité, à Geilenkirchen et qui abrite des avions de surveillance AWACS (système de détection et de commandement aéroporté), a renforcé son niveau de sécurité après l’incident de Cologne, sans toutefois fermer l’accès au site.

Plusieurs pays tels que la Pologne, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la République Tchèque ont signalé ces derniers mois des incidents.

En juin, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, avait déclaré que ces derniers étaient le résultat d’une activité accrue des services de renseignement russes.