Allemagne : l’exclusion de Gerhard Schröder divise les sociaux-démocrates
La commission d’arbitrage du SPD à Hanovre n’est pas parvenue jeudi, après deux heures et demie de délibération, à un accord sur l’exclusion de l’ancien ex-chancelier Gerhard Schröder du parti en raison de ses liens avec la Russie.
La commission d’arbitrage du Parti social-démocrate (SPD) à Hanovre n’est pas parvenue jeudi (14 juillet), après deux heures et demie de délibération, à un accord sur l’exclusion de l’ancien ex-chancelier Gerhard Schröder du parti en raison de ses liens avec la Russie.
Le directeur général du SPD à Hanovre, Christoph Matterne, a déclaré qu’aucune conclusion n’avait été dégagée et les délibérations informelles se poursuivront vendredi (15 juillet).
Il y a eu 17 demandes formelles visant à expulser M. Schröder du parti. Toutefois, M. Matterne estime qu’il est peu probable qu’elles aboutissent.
Le problème est à la source d’une grande agitation au sein du parti, puisque de nombreux membres du parti soutiennent M. Schröder, a déclaré le directeur général.
« Ils disent : Si Gerhard Schröder est exclu, alors c’est la fin pour moi aussi, après 40 ans », a déclaré M. Matterne à propos des fidèles de M. Schröder.
Or, M. Schröder lui-même a perdu le soutien des membres les plus hauts placés du parti, dont la plupart entretenaient une amitié de longue date avec l’ancien chancelier.
Lars Klingbeil, chef du SPD, qui faisait partie de l’entourage proche de M. Schröder, a ainsi pris ses distances avec son ancien ami en mars dernier, déclarant qu’il y avait eu « une rupture politique entre M. Schröder et [lui] ».
M. Schröder avait « décidé lui-même que sa dépendance financière et personnelle à l’égard de M. Poutine était plus importante que son engagement envers le SPD ou l’héritage de sa chancellerie », a déclaré Thomas Kutschaty, président du SPD, au Rheinische Post jeudi.