BCE: le maintien des taux accueilli comme une bouffée d'oxygène [FR]

Le 6 septembre, la Banque centrale européenne a annoncé que ses taux directeurs seraient maintenus à 4 %. Les experts de la finance interprètent cette décision largement attendue comme une tentative destinée à empêcher le ralentissement économique causé par la récente crise des marchés financiers.

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Le 6 septembre, la Banque centrale européenne a annoncé que ses taux directeurs seraient maintenus à 4 %. Les experts de la finance interprètent cette décision largement attendue comme une tentative destinée à empêcher le ralentissement économique causé par la récente crise des marchés financiers.

Alors que les données de la BCE suggèrent des « perspectives d’évolution à moyen terme favorables à la croissance du PIB en volume » dans la zone euro, « la volatilité des marchés financiers et la réévaluation du risque ces dernières semaines ont entraîné une incertitude accrue », a expliqué la banque lors d’une déclaration suite à la décision du Conseil des gouverneurs de maintenir les taux d’intérêt inchangés. 

Afin de dépasser la crise du marché avant d’adapter encore les taux d’intérêts, la BCE justifie sa décision en expliquant qu’il est approprié de rassembler des informations supplémentaires et d’examiner de nouvelles données avant de tirer d’autres conclusions concernant la politique monétaire.

Peu avant son annonce, la BCE a également réinjecté 42 milliards d’euros dans les marchés monétaires à court terme pour compenser la réticence des banques à accorder des prêts, selon la presse financière.

Tandis que l’Europe s’attend à moins subir les effets de la crise des crédits que les Etats-Unis, le Président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a averti qu’une croissance légèrement plus lente était possible dans la zone euro. Elle serait la conséquence des répercussions potentielles plus importantes de la réévaluation actuelle des risques des marchés financiers ainsi que d’une hausse du prix des biens.

Les projections de Trichet sont reflétées dans un document de travail interne de la BCE qui prévoit une légère baisse de la croissance du PNB en 2007.