Bruxelles va investir 416 millions d’euros dans l’achat de deux nouveaux vaccins
La Commission européenne a décidé d’investir 416 millions d'euros dans des contrats avec les laboratoires Valneva et Novavax pour se procurer leurs vaccins contre le Covid-19, ce qui portera à huit le nombre de vaccins disponibles pour les pays de l'UE. Un article d’Euroefe.
La Commission européenne a décidé d’investir 416 millions d’euros dans des contrats avec les laboratoires Valneva et Novavax pour se procurer leurs vaccins contre le Covid-19, ce qui portera à huit le nombre de vaccins disponibles pour les pays de l’UE. Un article d’Euroefe.
Lors d’une audition devant la commission des budgets du Parlement européen, Sandra Gallina, la directrice générale de la santé de l’UE, a expliqué qu’en plus des 2,7 milliards d’euros de fonds européens destinés aux vaccins contre le coronavirus en 2020, un apport additionnel de 750 millions d’euros avait été versé par les États membres. Ceux-ci ont contribué en fonction de leurs revenus.
Quelque 333 millions d’euros issus de cette enveloppe ont été utilisés l’an dernier, laissant « environ 416 millions d’euros » disponibles pour payer « deux vaccins supplémentaires », a déclaré Sandra Gallina lors d’un débat sur le budget alloué à la stratégie européenne de vaccination.
La Commission européenne a déjà signé des contrats de préachat de vaccins au nom des pays de l’UE avec six sociétés pharmaceutiques – Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Johnson and Johnson, CureVac et Sanofi – auxquelles viendront s’ajouter Valneva et Novavax. Les discussions préliminaires avec ces deux entreprises ont abouti.
Sandra Gallina a également expliqué que l’exécutif européen souhaitait utiliser les 1,5 milliard d’euros de marge budgétaire disponibles en 2021 pour la recherche sur les nouveaux variants du Covid-19 et pour la pharmacovigilance des vaccins.
Après une semaine de litige avec AstraZeneca à propos des retards dans ses livraisons de vaccins à l’UE au premier trimestre, et alors que Bruxelles est dans la ligne de mire concernant les contrôles à l’exportation, Sandra Gallina a défendu le système mis en place par la Commission européenne pour pré-réserver les médicaments de plusieurs fabricants avant de savoir lequel serait le plus efficace.
Elle a assuré que « toutes les doses disponibles » au moment où les contrats étaient négociés avaient été achetées et que la question était désormais que les entreprises les livrent selon le calendrier convenu. Sandra Gallina a fait valoir qu’il s’agissait de « très bons » contrats, tant en termes économiques qu’en termes d’attribution des responsabilités.
Elle a balayé les allégations selon lesquelles Bruxelles aurait payé un prix trop bas pour les doses de vaccin par rapport à d’autres pays, l’une des raisons avancées pour expliquer les retards. Le problème a été résolu avec Pfizer/BioNTech et Moderna, mais pas avec AstraZeneca.
« Les prix que nous avons payés sont totalement justifiés, je ne pense pas que nous devions payer plus. Les entreprises devraient respecter leurs engagements », a souligné Sandra Gallina, qui a assuré que les fonds disponibles avaient été « bien utilisés » et qu’il ne s’agissait pas d’avoir plus d’argent, mais une plus grande capacité à produire des vaccins.
À cet égard, elle a indiqué que Bruxelles étudiait la possibilité d’augmenter la production et de mettre en place une coopération entre les entreprises pharmaceutiques, afin que certaines puissent produire des vaccins développés par d’autres.