Budget : Fillon évoque un gel des dépenses européennes

A la suite d’une rencontre avec le président de la Commission, José Manuel Barroso, le Premier ministre français a déclaré que le budget européen devait subir la même rigueur que celle appliquée aux dépenses nationales.

EURACTIV.fr

A la suite d’une rencontre avec le président de la Commission, José Manuel Barroso, le Premier ministre français a déclaré que le budget européen devait subir la même rigueur que celle appliquée aux dépenses nationales.

Entre l’immigration et le budget, le Premier ministre français a délivré plusieurs messages lors de sa visite à Bruxelles, jeudi 14 avril. « Nous demandons pour le budget européen le même effort que celui que s’impose les États membres, une stabilité des dépenses », a rappelé François Fillon.

En juin la Commission européenne devra faire une série de propositions chiffrées pour entamer les négociations sur le futur budget pluriannuel de l’UE pour la période 2014-2020. Il s’agit en fait d’un plafond de dépenses qui représente environ 1% du PIB brut de chaque État membre. Les dépenses communautaires sont par la suite discutées chaque année.

La déclaration du Premier ministre français correspond à une lettre commune, notamment signée par le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne en décembre 2010. Le texte indiquait que le budget de l’UE ne devait augmenter ni pour 2011, ni dans les années à venir. 

Les déclarations de M. Fillon montrent, une nouvelle fois, que le prochain débat budgétaire risque d’être particulièrement épineux. François Fillon a cependant indiqué que la France ne s’opposerait pas à des solutions innovantes en matière de financement budgétaire. Mais il a résolument exclu l’idée d’une TVA européenne comme la Commission l’avait un temps envisagée.

Bruxelles réfléchit pour l’instant à un financement via la taxe carbone, celle sur les transactions financières ou les transports.