Climat : le panel de l’ONU sonne l’alerte rouge
Les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone, le méthane, et les hydrofluorocarbones avaient déjà atteint des niveaux critiques en 2005, soit dix plus tôt que prévu, selon le spécialiste du climat Tim Flannery, qui s’appuie sur des chiffres publiés le mois prochain par l’ONU.
Les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone, le méthane, et les hydrofluorocarbones avaient déjà atteint des niveaux critiques en 2005, soit dix plus tôt que prévu, selon le spécialiste du climat Tim Flannery, qui s’appuie sur des chiffres publiés le mois prochain par l’ONU.
En bref :
A la télévision australienne, lundi 8 octobre, Tim Flannery, climatologue de renom et engagé, a averti que la concentration de gaz à effet de serre (GES) avaient déjà dépassé les 455 parties par million (ppm) en 2005, soit dix ans plus tôt que prévu.
M. Flannery a précisé que ces nouvelles données seraient publiées, le 7 novembre, dans un rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU.
La barre des 455 ppm est considérée comme un seuil dangereux par de nombreux scientifiques. A ce niveau de concentration atmosphérique de GES, la température mondiale moyenne augmentera probablement de 2 degrés Celsius, entraînant une hausse du niveau des mers potentiellement désastreuse et d’autres catastrophes liées au climat.
Limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés Celsius est l’objectif phare de la politique intégrée de l’UE en matière d’énergie et de changement climatique, adoptée précédemment dans l’année. D’après M. Flannery, le rapport établit que la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère est déjà supérieure au seuil à partir duquel de dangereux changements climatiques peuvent être provoqués.
Les résultats du rapport du GIEC seront discutés par les dirigeants mondiaux en décembre, lors de la conférence de l’ONU sur le changement climatique à Bali.
Les dirigeants européens espèrent que la conférence de Bali représentera une avancée majeure vers un accord international contraignant de réduction du CO2, qui remplacera le protocole de Kyoto expirant en 2012.
Pourtant, lors d’une audience au Parlement sur le changement climatique le 4 octobre, Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCUNCC), a dit aux eurodéputés de modérer leurs attentes sur les apports de la conférence de Bali. L’objectif de Bali n’est pas, selon lui, de trouver un accord parfait, mais d’entamer des négociations solides. Le but de la conférence n’est pas d’atteindre un accord, mais plutôt d’établir un consensus sur un accord éventuel, a-t-il souligné.
Les États-Unis, l’Australie et le Canada restent opposés à tout accord international contraignant de réduction des émissions de CO2. Parallèlement, l’UE a fait de la création d’un système de lutte contre le changement climatique l’une de ses principales priorités, et ce en partie car elle craint qu’une action unilatérale ne nuise à la compétitivité de ses industries.