En Suède, une augmentation prévisible de l'espionnage russe

Alors que la Suède s'apprête à intégrer l’OTAN, le pays sera exposé à davantage d’activités d’espionnage russe, a déclaré mardi la chef des services de renseignement suédois, Charlotte von Essen.

Euractiv France
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La détérioration de la situation internationale affecte la sécurité nationale suédoise, notamment en raison de la guerre en Ukraine, et les menaces que posent les services de renseignement russes sont en augmentation, selon la chef des services de renseignements suédois (Säkerhetspolisen), Charlotte von Essen. [JOHN NILSSON/EPA-EFE]

Alors que la Suède s’apprête à intégrer l’OTAN, le pays sera exposé à davantage d’activités d’espionnage russe, a déclaré mardi la chef des services de renseignement suédois, Charlotte von Essen.

La détérioration de la situation internationale affecte la sécurité nationale suédoise, notamment en raison de la guerre en Ukraine, et les menaces que posent les services de renseignement russes sont en augmentation, selon la chef des services de renseignements suédois (Säkerhetspolisen), Charlotte von Essen. Elle s’exprimait lors de la conférence nationale « Peuple et de la Défense » (Folk och Forsvar) à Sälen, mardi 10 janvier.

« Nous voyons des activités de renseignement, où l’on veut obtenir des informations sensibles. Mais aussi d’autres types d’attaques, comme des opérations d’influence et diverses formes de sabotage », a-t-elle déclaré, ajoutant que certaines infrastructures critiques sont particulièrement visées.

Selon Mme von Essen, trois secteurs appellent une « attention particulière », à savoir « les télécommunications, l’approvisionnement en électricité et le transport de matériel critique. »

Selon elle, le service de sécurité suédois a intensifié son travail pour répondre à la détérioration de la situation extérieure, à la fois pour rendre plus difficile pour la Russie de mener des activités de renseignement en Suède et pour augmenter la résilience de la société.

La Suède a connu quelques cas d’espionnage très médiatisés ces derniers mois, notamment l’affaire d’anciens agents des services secrets, les frères Kia, qui ont été accusés d’être à la solde du service de renseignement militaire russe du GRU.

Selon Mme von Essen, les services de sécurité suédois s’efforcent d’empêcher que de tels cas ne se reproduisent. Ce travail est mené en collaboration avec le service de renseignement et de sécurité militaire (Militära underrättelse- och säkerhetstjänsten, MUST).

« Nous travaillons intensivement avec le MUST pour prévenir ce phénomène. Mais au final, on ne peut jamais garantir complètement que cela ne se reproduira pas. », a-t-elle conclu.