Estonie : la Première ministre démissionne pour former un nouveau gouvernement
La Première ministre Kaja Kallas a officiellement informé le gouvernement de sa décision de démissionner et de former une nouvelle coalition avec le parti conservateur Isamaa et le Parti social-démocrate d’opposition.
La Première ministre Kaja Kallas a officiellement informé le gouvernement jeudi (14 juillet) de sa décision de démissionner car elle souhaite former une nouvelle coalition gouvernementale.
Mme Kallas, qui dirige le Parti de la réforme d’Estonie de centre-droit, a proposé de convoquer une séance extraordinaire du Parlement vendredi (15 juillet). A cette occasion, elle demandera un mandat pour sa nouvelle coalition gouvernementale avec le parti conservateur Isamaa et le Parti social-démocrate d’opposition.
« Je vais former un nouveau gouvernement. Conformément à la Constitution, je viens d’annoncer que le gouvernement actuel va démissionner », a expliqué Mme Kallas sur son compte Twitter.
I will form a new government. According to the constitution, I just announced that the current government will resign.
I’ve proposed to convene extraordinary parliament sitting on Friday, where I'll ask for a mandate for the new government coalition.
— Kaja Kallas (@kajakallas) July 14, 2022
Le président estonien Alar Karis a accepté la demande de démission : « J’espère que le nouveau gouvernement pourra commencer ses activités dès la semaine prochaine », a-t-il déclaré sur Twitter.
La crise gouvernementale estonienne a atteint son paroxysme en juin lorsque Mme Kallas a exclu le Parti du centre, proche de la gauche, de la coalition gouvernementale bipartite. Le conflit a éclaté en raison de désaccords sur les politiques de dépenses et de protection sociale à un moment où les charges des ménages explosent en raison d’une forte inflation.
Les taux d’inflation en Estonie sont parmi les plus élevés d’Europe, atteignant 22 % en juin, selon les informations d’Eurostat.
« L’Estonie est entre de bonnes mains », a déclaré Mme Kallas, mettant en avant les défis posés par la Covid-19, l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la crise énergétique.
[Edité par Théo Bourgery]