Européennes 2024 : Giorgia Meloni opposée à une Europe « arrogante et envahissante »
La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, tête de liste de son parti d’extrême droite Fratelli d’Italia pour les Européennes de juin, a affirmé mercredi (15 mai) qu’elle s’opposerait au modèle d’« un super-État bureaucratique hypercentralisé » qu’elle juge « arrogant et envahissant ».
La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, tête de liste de son parti d’extrême droite Fratelli d’Italia pour les Européennes de juin, a affirmé mercredi (15 mai) qu’elle s’opposerait au modèle d’« un super-État bureaucratique hypercentralisé » qu’elle juge « arrogant et envahissant ».
« Nous sommes à la veille d’un scrutin décisif, au cours duquel les citoyens seront appelés à choisir entre deux modèles pour l’Europe », a-t-elle écrit dans un message adressé à une conférence sur l’Europe se tenant à Rome.
Suivant la ligne habituelle de son parti, elle rejette donc le modèle fédéral, « ennemi des spécificités nationales, construit sur le transfert à la Commission européenne […] de pans toujours plus importants de souveraineté de la part des gouvernements et parlements » des États membres de l’Union européenne.
« Cette Europe-là est arrogante et envahissante, contraire à la liberté de ses citoyens », a-t-elle ajouté, critiquant « une Europe qui prétend nous imposer ce que nous devons manger, quelle voiture conduire, de quelle façon rénover notre maison, quels vêtements porter et aussi peut-être comment écrire et penser ».
À moins d’un mois du scrutin qui se tiendra en Italie les 8 et 9 juin, Fratelli d’Italia domine largement dans les sondages, crédité de 27 % des intentions de vote, contre 20 % pour le Parti démocrate (centre-gauche), principal parti d’opposition.
« Nous croyons au second modèle », une « confédération de nations souveraines » qui garantit « le principe de subsidiarité inscrit dans les traités de l’Union européenne », et « nous travaillons pour le construire », a-t-elle affirmé.
« Nous voulons une Europe forte et influente, qui fasse moins mais mieux », a-t-elle insisté.
« Faire mieux signifie avoir une Europe qui s’occupe des grands thèmes, à partir de la politique étrangère et de la sécurité commune, qui soit protagoniste dans le monde et dans les scénarios de crise, mais qui laisse tout le reste à la liberté et à la souveraineté des nations. »
Au Parlement européen, Fratelli d’Italia siège dans le groupe d’extrême droite des Conservateurs et Réformistes européens (CRE) avec l’espagnol Vox et le français Reconquête ! notamment.