Européennes 2024 : Giorgia Meloni opposée à une Europe « arrogante et envahissante »

La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, tête de liste de son parti d’extrême droite Fratelli d’Italia pour les Européennes de juin, a affirmé mercredi (15 mai) qu’elle s’opposerait au modèle d’« un super-État bureaucratique hypercentralisé » qu’elle juge « arrogant et envahissant ».

EURACTIV France avec AFP
Atreju 2023 political festival in Rome
epa11034339 Italian Prime Minister Giorgia Meloni speaks during the last day of the Atreju 2023 political festival in the gardens of Castel Sant'Angelo in Rome, Italy, 17 December 2023. The Atreju political festival in Rome was organized by Italian Prime Minister Meloni and her right-wing party, Brothers of Italy. The theme of this year's edition is 'Welcome Back Italian Pride' (Bentornato orgoglio italiano). EPA-EFE/FABIO CIMAGLIA [EPA-EFE/FABIO CIMAGLIA]

La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, tête de liste de son parti d’extrême droite Fratelli d’Italia pour les Européennes de juin, a affirmé mercredi (15 mai) qu’elle s’opposerait au modèle d’« un super-État bureaucratique hypercentralisé » qu’elle juge « arrogant et envahissant ».

« Nous sommes à la veille d’un scrutin décisif, au cours duquel les citoyens seront appelés à choisir entre deux modèles pour l’Europe », a-t-elle écrit dans un message adressé à une conférence sur l’Europe se tenant à Rome.

Suivant la ligne habituelle de son parti, elle rejette donc le modèle fédéral, « ennemi des spécificités nationales, construit sur le transfert à la Commission européenne […] de pans toujours plus importants de souveraineté de la part des gouvernements et parlements » des États membres de l’Union européenne.

« Cette Europe-là est arrogante et envahissante, contraire à la liberté de ses citoyens », a-t-elle ajouté, critiquant « une Europe qui prétend nous imposer ce que nous devons manger, quelle voiture conduire, de quelle façon rénover notre maison, quels vêtements porter et aussi peut-être comment écrire et penser ».

À moins d’un mois du scrutin qui se tiendra en Italie les 8 et 9 juin, Fratelli d’Italia domine largement dans les sondages, crédité de 27 % des intentions de vote, contre 20 % pour le Parti démocrate (centre-gauche), principal parti d’opposition.

« Nous croyons au second modèle », une « confédération de nations souveraines » qui garantit « le principe de subsidiarité inscrit dans les traités de l’Union européenne », et « nous travaillons pour le construire », a-t-elle affirmé.

« Nous voulons une Europe forte et influente, qui fasse moins mais mieux », a-t-elle insisté.

« Faire mieux signifie avoir une Europe qui s’occupe des grands thèmes, à partir de la politique étrangère et de la sécurité commune, qui soit protagoniste dans le monde et dans les scénarios de crise, mais qui laisse tout le reste à la liberté et à la souveraineté des nations. »

Au Parlement européen, Fratelli d’Italia siège dans le groupe d’extrême droite des Conservateurs et Réformistes européens (CRE) avec l’espagnol Vox et le français Reconquête ! notamment.