Européennes 2024 : la CDU allemande préfère une coalition avec la gauche et le centre

L’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU), parti de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, préfère un accord avec les partis de gauche plutôt que ceux de droite pour soutenir son second mandat, selon le chef de délégation du parti, Daniel Caspary.

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« Nous visons une politique centriste [...] si nous parvenons à trouver une majorité stable avec les Socialistes et le groupe Renew », a déclaré M. Caspary aux journalistes lors d’un briefing avant la conférence annuelle du parti. [Reuters]

L’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU), parti de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, préfère un accord avec les partis de gauche plutôt que ceux de droite pour soutenir son second mandat, a annoncé le chef de délégation du parti, Daniel Caspary, jeudi (2 mai).

Si les dirigeants européens la choisissent comme candidate à la présidence de la Commission après les élections, Mme von der Leyen (CDU, Parti populaire européen/PPE) devra obtenir le soutien d’une majorité d’eurodéputés n’appartenant pas à son propre parti.

« Nous visons une politique centriste […] si nous parvenons à trouver une majorité stable avec les Socialistes et le groupe Renew », a déclaré M. Caspary aux journalistes lors d’un briefing avant la conférence annuelle du parti.

Mme von der Leyen a défrayé la chronique lundi (29 avril) lors du premier débat entre les têtes de liste pour les élections européennes en refusant d’exclure une coopération avec des partis plus à droite que le PPE, tels que Fratelli d’Italia (Conservateurs et Réformistes européens, CRE), parti de la Première ministre italienne, Giorgia Meloni.

M. Caspary a précisé qu’une alliance souple avec les forces de gauche et de centre « serait le meilleur scénario pour l’Europe », mais a souligné que les partis de gauche devraient garantir l’élection de Mme von der Leyen.

« Les Verts sont les bienvenus, mais ils doivent apporter des voix et ne pas se contenter de faire des demandes », a-t-il ajouté.

« Je note seulement qu’en ce qui concerne les élections, les accords que nous avons conclus avec les socialistes n’ont généralement pas été respectés », a-t-il poursuivi, affirmant que certains eurodéputés socialistes s’étaient écartés de l’accord lors du vote de 2019 pour le premier mandat de Mme von der Leyen, et que lors du vote de 2022 sur la présidence du Parlement européen, ils avaient présenté leur propre candidat.

Selon les règles, les candidats n’ont qu’une seule tentative pour passer le vote d’investiture. S’ils échouent, les dirigeants de l’UE doivent proposer un autre candidat.

M. Caspary a indiqué qu’aucun partenaire pro-européen potentiel, y compris FdI, ne peut être exclu afin de faire passer Mme von der Leyen.

Cependant, des dissensions pourraient émerger dans ses propres rangs.

Par exemple, le parti français Les Républicains (PPE) a refusé de soutenir un second mandat pour Mme von der Leyen, et sa tête de liste, François Xavier-Bellamy, l’a qualifiée de « candidate » d’Emmanuel Macron (Renew).

Il a également prévenu qu’il y aurait des conséquences si les délégations du PPE ne votaient pas pour Mme von der Leyen. « Nous attendons également des Républicains qu’ils soient conscients que toute personne qui est avec nous au PPE devrait faire sa part pour s’assurer qu’Ursula von der Leyen reste présidente de la Commission », a-t-il affirmé.

[Édité par Anna Martino]