Face à la menace russe, le Danemark étend la conscription obligatoire aux femmes
Afin de renforcer sa défense face à la menace croissante posée par la Russie, le Danemark augmente ses dépenses de défense et a étendu le service militaire obligatoire aux femmes.
Afin de renforcer sa défense face à la menace croissante posée par la Russie, le Danemark augmente ses dépenses de défense et a étendu le service militaire obligatoire aux femmes.
Toutes les personnes qui atteindront l’âge de 18 ans après le 1er juillet 2025 sont susceptibles d’être appelées à effectuer leur service militaire. Jusqu’à présent, cette obligation était réservée aux hommes, mais les femmes pouvaient s’engager volontairement.
Au Danemark, chaque jeune éligible tire un numéro au sort, et si ce numéro est inférieur au nombre de conscrits requis non couverts par les volontaires, cela signifie qu’il faut enfiler l’uniforme.
Le gouvernement centriste du pays, les Verts et la plupart des partis conservateurs de l’opposition s’étaient mis d’accord sur ces changements en avril dernier. Ils sont entrés en vigueur mardi, alors Danemark prenait la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne.
Les nouvelles règles devraient aider le Danemark à faire face à « la situation sécuritaire actuelle », a expliqué le colonel Kenneth Strøm, responsable du programme de conscription, à l’AP.
Elles prévoient notamment une prolongation de la durée du service militaire de quatre à onze mois, avec l’objectif de former 6 500 conscrits par an à partir de 2033, soit une augmentation de 40 % par rapport aux chiffres actuels. À l’heure actuelle, ce pays de 6 millions d’habitants compte 9 000 militaires professionnels.
Si nécessaire, le ministre danois de la Défense peut déployer des conscrits à l’étranger.
Le Danemark est le dernier des trois pays scandinaves à inclure les femmes dans le processus de conscription obligatoire. La Norvège a procédé à des changements similaires en 2013 et la Suède a emboîté le pas en 2017.
Le Danemark est l’un des plus grands soutiens de l’Ukraine, lui ayant fourni une enveloppe de 9,5 milliards d’euros, soit environ 2,6 % du PIB du pays.