Face à la menace d'une grève à Noël, François Braun en appelle à la "responsabilité" des médecins

Dans une interview accordée au Journal du dimanche (JDD), le ministre de la Santé François Braun a fait appel à « la responsabilité » des médecins généralistes à propos d’une potentielle grève durant les fêtes de fin d’année.

Euractiv France
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Les médecins généralistes protestent contre le tarif, jugé trop bas, de leurs consultations. [Alexandros Michailidis/Shutterstock]

Dans une interview accordée au Journal du dimanche (JDD), le ministre de la Santé François Braun a fait appel à « la responsabilité » des médecins généralistes à propos d’une potentielle grève durant les fêtes de fin d’année.

Les médecins généralistes protestent contre le tarif, jugé trop bas, de leurs consultations. En France, un rendez-vous chez le médecin généraliste coûte environ 25 euros. Les professionnels de santé souhaitent que le tarif passe à 50 euros pour se rapprocher de la moyenne européenne qui est à 46 euros.

Au début du mois de décembre, une première grève avait eu lieu à l’initiative du collectif « Médecins pour demain », qui avait appelé à renouveler le mouvement de grève qui serait « dur et illimité » à partir du 26 décembre, s’ils n’obtenaient pas gain de cause.

Pour l’heure, la « discussion est ouverte et se poursuit », a déclaré le ministre dans le JDD dimanche 18 décembre.

Avant cependant d’ajouter : « Sans remettre en question le droit de grève, j’appelle à la responsabilité, parce que la période entre Noël et le Nouvel An est toujours compliquée, encore plus cette année du fait de la triple épidémie ».

Le ministre fait référence à la triple épidémie de grippe, de Covid-19 et de bronchiolite qui frappe la France actuellement. Interrogé sur le retour du port obligatoire du masque, le ministre a répondu que cela dépendrait d’une part de l’évolution de ces trois maladies infectieuses.

« Sur le front du Covid, la progression de l’épidémie décélère ces derniers jours. De même pour l’épidémie de bronchiolite. À l’inverse, la grippe progresse fort », a-t-il expliqué.

D’autre part, le retour du masque repose également sur le taux de vaccination de la population. « C’est une satisfaction de voir une augmentation du nombre d’injections depuis dix jours, et j’attends que les efforts se poursuivent. Nous avons donc raison de faire confiance aux Français », a conclu le ministre.