Feu vert de la HAS à la vaccination des jeunes enfants vulnérables

La Haute autorité de Santé a rendu lundi (19 décembre) un avis favorable à la vaccination contre la Covid-19 des enfants de 6 mois à 4 ans qui seraient à risque de faire des formes graves.

Euractiv France
Covid-19 vaccination drive in Bordeaux
Covid-19 vaccination drive in Bordeaux [EPA-EFE/CAROLINE BLUMBERG]

La Haute autorité de Santé a rendu lundi (19 décembre) un avis favorable à la vaccination contre la Covid-19 des enfants de 6 mois à 4 ans qui seraient à risque de faire des formes graves.

Face à la forte circulation de la Covid-19, la Haute autorité de Santé (HAS) a émis lundi (19 décembre) une recommandation pour que la vaccination contre le virus soit élargie, « dès à présent », aux enfants de 6 mois à 4 ans « à risque de forme grave de la maladie et de décès ».

Sont ainsi visés les enfants ayant des comorbidités, telles que, entre autres, les enfants porteurs de maladies cardiaques ou respiratoires chroniques, d’obésité, de trisomie 21 ou encore ceux présentant une immunodéficience.

Outre les enfants à risque, la HAS préconise la vaccination de ceux « vivant dans l’entourage de personnes immunodéprimées ou ne répondant pas à la vaccination », précise le communiqué.

La HAS justifie cette recommandation sur la base des études de Santé Publique France, selon qui « les moins de 1 an [représenteraient] 70% des hospitalisations des 0-17 ans et 84% des admissions en soins critiques ».

L’autorité, indépendante, se dit aussi satisfaite des données de tolérance du vaccin par les jeunes enfants, assurant qu’ « aucun décès, aucun cas de myocardite ou de péricardite n’a été rapporté dans les différentes études menées ».

Si le gouvernement s’alignait sur la position de la HAS, le seul vaccin avec lequel il serait possible de procéder à la vaccination de cette catégorie d’âge serait, à ce jour, celui de Pfizer. Il est efficace à plus de 80 % contre les infections symptomatiques sur la tranche d’âge ciblée, détaille la HAS.

La HAS propose aussi d’autoriser le vaccin de Novavax pour les jeunes de 12 à 17 ans « ne pouvant ou ne souhaitant pas être vaccinés avec un vaccin à ARNm ».

Au moment de l’écriture de cet article, le ministère de la Santé n’avait pas encore indiqué à EURACTIV s’il suivrait, ou pas, la recommandation de la HAS sur la vaccination des enfants de 6 mois à 4 ans.

Enfin, la HAS « insiste depuis plusieurs semaines sur l’importance de la vaccination – et en particulier du rappel – pour protéger les personnes les plus fragiles ». Moins d’une personne sur deux, parmi les plus de 65 ans, a reçu deux doses de rappel, pourtant recommandées par les autorités de santé.