Fischler: "Nous avons besoin d'une révolution énergétique" [FR]
Au cours d'une conférence de presse qui s'est tenue au Parlement le 26 avril 2006, l'ancien commissaire à l'agriculture, Franz Fischler, a critiqué le Livre vert de l'UE pour ne pas être allé assez loin, et a vivement invité la Commission à investir davantage dans les énergies renouvelables en général et notamment dans la biomasse.
Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue au Parlement le 26 avril 2006, l’ancien commissaire à l’agriculture, Franz Fischler, a critiqué le Livre vert de l’UE pour ne pas être allé assez loin, et a vivement invité la Commission à investir davantage dans les énergies renouvelables en général et notamment dans la biomasse.
M. Fischler, ancien commissaire à l’agriculture, était l’un des intervenants du séminaire sur les énergies renouvelables organisé par le groupe parlemantaire PPE-DE le jour du vingtième anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Au cours de la conférence de presse précédant ce séminaire, la député autrichienne siégeant au Parlement européen, Agnes Schierhuber, a recommandé à l’UE d’investir davantage dans les énergies renouvelables, rejetant une éventuelle « renaissance du nucléaire ».
Kent Nyström, Président de l’Association suédoise des bioénergies, a cité les programmes du gouvernement suédois visant à mettre un terme à la dépendance de la Suède au pétrole d’ici 2020 car « nous allons manquer de pétrole et de gaz ». Il a également préconisé une utilisation accrue des bioénergies.
L’ancien commissaire Franz Fischler a soutenu le point de vue Mme Schierhuber sur le nucléaire en faisant relavant trois arguments contre son renouveau :
- cela conforterait notre dépendance énergétique, l’uranium à des fins nucléaires, ressource limitée, ayant besoin d’être importé;
- aucune réponse n’a encore résolu de façon satisfaisante la question de la destruction des déchets nucléaires;
- et la puissance nucléaire place le problème de la souveraineté nationale au-dessus du bouquet énergétique en question, la survenance d’un éventuel accident ne se limitant jamais aux frontières nationales.
Se référant aux mesures politiques qu’il a mis en place en tant que commissaire à l’agriculture afin de stimuler les bioénergies, M. Fischler a déclaré que les experts peuvent ne pas être d’accord sur la date à laquelle le pétrole atteindra son pic de production, mais « nous manquons de temps » pour opérer le changement d’une économie reposant sur l’utilisation de ressources fossiles vers une économie faible en carbone. M. Fischler conclut que « nous avons besoin d’un révolution énergétique (« eine Energie Wende ») et d’une politique énergétique européenne commune ».