FMI : L’Europe doit absolument coordonner ses politiques de relance
Dans l’édition de printemps 2009 de son rapport Perspectives économiques régionales, le FMI prévoit la fin du ralentissement économique en Europe à partir du second semestre 2010, à condition que l’UE mette en place de manière coordonnée les mesures de relance.
Dans l’édition de printemps 2009 de son rapport Perspectives économiques régionales, le FMI prévoit la fin du ralentissement économique en Europe à partir du second semestre 2010, à condition que l’UE mette en place de manière coordonnée les mesures de relance.
« Ce dont l’Europe a le plus besoin, c’est d’un cadre de coordination robuste, pour assurer en particulier la stabilité financière et la stabilité macroéconomique régionale», assure Marek Belak, directeur du département Europe du Fonds monétaire international (FMI) à propos du rapport Perspectives économiques régionales du FMI du printemps 2009. « L’Europe est l’économie de marché la plus intégrée du monde et pourtant les mesures qui ont été prises pour combattre la crise l’ont été au niveau national ».
Le FMI prévoit la fin du ralentissement économique dans la seconde moitié de 2010. En attendant, il prévoit une contraction de 4% du PIB en 2009 dans les pays «avancés » et une croissance négative à 0,4%. Quant aux pays « émergents » d’Europe, ils subiraient une baisse de leur PIB de 4,9%, avant de connaître une relance à 0,7%.
Renforcer la liquidité et l’assainissement financier
Mais l’institution internationale met en garde contre l’inaction. Sans nouvelles mesures, la relance ne se fera pas. Parmi les mesures principales recommandées par le FMI figure la poursuite des apports de liquidité, le soutien à l’accès au crédit et la recapitalisation des institutions viables, par des apports privés ou publics « inévitables pour empêcher que la récession ne se prolonge ». Une reconnaissance crédible des pertes du système financier et le cantonnement des actifs toxiques lorsqu’ils sont importants dans le bilan d’une banque, sont également recommandés.
Marek Belak a également prôné une amélioration du cadre de stabilité financière de l’Europe allant au-delà des recommandations formulées dans le rapport Larosière (EURACTIV.fr 26/02/2009) et la mise en place rapide des plans de relance déjà adoptés. « Faute d’une action concertée dans les domaines [financier et macroéconomique], ni la politique budgétaire ni la politique monétaire ne sera aussi efficace qu’elle doit l’être pour permettre à l’Europe de sortir de la crise aussi dynamique et prospère qu’elle l’était auparavant ».
« Efficacité, coordination et solvabilité sont les maîtres-mots » de la politique budgétaire à mettre en place, selon les auteurs du rapport. Des mots-clés auxquels ils pourraient rajouter le mot « discipline » budgétaire, « plus essentielle que jamais.»
D’après le rapport, l’impact de la crise est moins important dans les États membres, en raison de l’adhésion aux règles et institutions communautaires. Cependant, il pointe également que les différences se sont accentuées entre les pays.