La Grèce se réjouit de l’appel du Parlement européen à annuler le protocole d’accord Turquie-Libye
Le Parlement européen a appelé à l’annulation d’un protocole d’accord controversé de 2019 entre la Turquie et la Libye, qui provoque depuis sa signature des tensions en Méditerranée.
Le Parlement européen a appelé à l’annulation d’un protocole d’accord controversé de 2019 entre la Turquie et la Libye, qui provoque depuis sa signature des tensions en Méditerranée.
Fin 2019, la Turquie a signé un protocole d’accord avec la Libye pour délimiter des zones maritimes, une décision qui a déclenché de vives réactions à Athènes, Nicosie et au Caire.
L’accord entre les deux pays ne tient pas compte de l’île de Crète, et la Grèce affirme que la Turquie veut créer un précédent juridique avec un protocole d’accord « illégal » au regard du droit international.
La Commission européenne et le Conseil de l’Union européenne ont condamné à plusieurs reprises ce protocole d’accord, le qualifiant également d’« illégal ». Le Parlement européen est à présent allé plus loin en demandant son annulation.
Avec 454 voix pour, 130 contre et 54 abstentions, les eurodéputés ont également exigé la fin de toute intervention étrangère sur le territoire libyen, tout en demandant à la Russie, à la Turquie et aux Émirats arabes unis de retirer leurs troupes du pays.
Le Parlement souhaite toutefois qu’un envoyé spécial de l’UE pour la Libye soit nommé de toute urgence, et qu’une feuille de route pour la tenue d’élections libres et équitables soit établie.
Cette résolution du Parlement européen intervient un jour après la signature de l’accord entre la Grèce et l’Égypte sur la définition des zones de recherche et de sauvetage, reconnaissant que la zone située au sud de la Crète et de la mer Égée orientale jusqu’à la côte égyptienne est exclusivement contrôlée par ces pays, ce qui contredit directement le protocole d’accord entre la Turquie et la Libye.
Depuis 2011, l’Union européenne a investi quelque 700 millions d’euros en Libye, notamment pour le développement, l’aide et le projet controversé de sécurité et de garde-côtes.