Guerre en Ukraine : des discussions directes avec Poutine auront lieu « à un moment donné », annonce la Commission
La France et l'Italie ont également appelé à des négociations avec le dirigeant russe.
La Commission européenne a déclaré que des discussions directes avec le président russe Vladimir Poutine devront avoir lieu « à un moment donné » pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
« La paix en Ukraine dépend d’une seule personne : cette personne est, comme vous le savez très bien, le président Poutine », a déclaré la porte-parole en chef de la Commission, Paula Pinho, aux journalistes. « Il est donc évident qu’à un moment donné, des discussions devront également avoir lieu avec le président Poutine. »
Ses commentaires interviennent alors que les États-Unis multiplient les efforts pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis près de quatre ans, a fait des centaines de milliers de morts et dévasté des pans entiers de l’est et du sud de l’Ukraine.
Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche qu’il faisait « des progrès » vers la fin du conflit, sans donner plus de détails. Paula Pinho a déclaré que tout effort de paix dépendrait en fin de compte de Donald Trump, affirmant que Washington « mettait tout en œuvre pour enfin parvenir à la paix ».
Ces déclarations interviennent après que le président Emmanuel Macron et la Première ministre italienne Giorgia Meloni ont récemment appelé à des négociations directes entre l’UE et le dirigeant russe.
Macron a déclaré après une réunion de la coalition des volontaires pro-Kiev la semaine dernière qu’il espérait s’entretenir avec Poutine « dans les semaines à venir ».
Vladimir Poutine, qui a accusé à plusieurs reprises les pays européens de saboter les pourparlers de paix menés par les États-Unis en imposant des exigences irréalistes à Moscou, a expliqué le mois dernier qu’il serait ouvert à des discussions avec l’UE si celles-ci étaient « fondées sur la situation qui se développe sur le terrain ».
La Russie a également rejeté les projets britanniques et français visant à stationner des forces de maintien de la paix en Ukraine une fois le conflit terminé, comme l’indique la déclaration d’intention signée la semaine dernière par Paris, Londres et Kiev.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré qu’il souhaitait que Berlin contribue à « garantir » un cessez-le-feu en Ukraine, mais exclut pour l’instant le déploiement de troupes allemandes sur le sol ukrainien.
Le Kremlin a toutefois averti que toute troupe occidentale serait considérée comme une « cible légitime » par l’armée russe.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio devrait s’entretenir avec le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul à Washington lundi après-midi au sujet de la guerre en Ukraine.