Hausse des crimes violents en Suède, le Premier ministre dénonce le « terrorisme intérieur »

Le Premier ministre Ulf Kristersson a qualifié les responsables de la récente augmentation de la criminalité violente liée aux gangs à Stockholm de « terroristes intérieurs », alors que la Suède est frappée par une vague de crimes violents graves depuis le début de l’année.

Euractiv.com
EU Council President Charles Michel in Stockholm
Dans une interview pour SVT Morgonstudion, M. Kristersson a comparé les auteurs de ces crimes aux « terroristes intérieurs de notre époque », affirmant que la situation est « incontrôlable ».

Le Premier ministre Ulf Kristersson a qualifié lundi les responsables de la récente augmentation de la criminalité violente liée aux gangs à Stockholm de « terroristes intérieurs », alors que la Suède est frappée par une vague de crimes violents graves depuis le début de l’année.

Au cours des trois premières semaines de janvier, plus de 20 crimes violents graves ont déjà été commis dans la région de Stockholm, dont deux fusillades rien que ce week-end.

Dans une interview pour SVT Morgonstudion, M. Kristersson a qualifié les auteurs de ces crimes de « terroristes intérieurs de notre époque », affirmant que la situation est « incontrôlable ».

« Je pense que ces troubles sont allés si loin que nous devons faire des choses que nous n’avons jamais faites auparavant », a-t-il déclaré.

« Ce week-end a été l’un des pires que nous ayons connus depuis très longtemps », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, M. Kristersson estime qu’il faut faire davantage et qu’il est tout à fait possible de réprimer la criminalité des gangs en Suède.

« Cette criminalité ne s’arrêtera pas d’elle-même. Ces gens doivent être enfermés, ceux qui ne sont pas des citoyens suédois doivent être expulsés du pays », a-t-il déclaré, citant notamment le Danemark comme un pays qui a considérablement réduit son crime organisé, même si cela « a pris du temps ».

Vendredi (20 janvier), la police métropolitaine de Stockholm a lancé une opération spécial pour faire face à la forte violence qui a eu lieu dans la capitale au cours du dernier mois.

« Il y a des explosions  et les gens se tirent dessus. C’est bien sûr très alarmant et c’est un comportement inexcusable qui affecte nos concitoyens », a déclaré la commandante Hanna Paradis lors d’une conférence de presse.

La police a également annoncé au cours du week-end que la région de Stockholm serait renforcée par des centaines de policiers provenant d’autres régions.

« Avec la récente tendance aux fusillades et aux explosions, nous voyons la nécessité d’envoyer des renforts supplémentaires à Stockholm pour empêcher que d’autres meurtres ne se produisent lors des conflits en cours et pour accroître la surveillance dans la plupart des quartiers. Les agents seront en place dans les prochains jours », a déclaré le porte-parole de la police, Johan Olsson, dans un communiqué de presse.

Pour faire face à la violence, le gouvernement et ses alliés du parti d’extrême droite Démocrates de Suède ont nommé des commissions d’enquête chargées d’examiner l’utilisation éventuelle de « zones d’arrêt et de fouille » et de témoins anonymes — une mesure qui, selon les critiques, pourrait notamment violer le droit à la vie privée.