IA dans la santé : les règles et la méfiance constituent un frein, selon une étude de la Commission

Un nouveau rapport de la Commission européenne souligne que l’IA pourrait améliorer la qualité des soins de santé, mais que son adoption dans ce domaine est ralentie par la complexité des règlementations et la méfiance.

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« Vous cherchez une lecture estivale intelligente et divertissante sur l’IA dans la santé ? Jetez un œil à ceci ! », a plaisanté un responsable de la politique numérique en matière de santé à la DG Santé dans un récent post LinkedIn, en référence à l’étude de 241 pages sur le déploiement de l’IA dans ce domaine. Si le côté « divertissant » est discutable, le rapport offre une analyse complète des opportunités et des défis liés à l’IA en santé.

While the fun parts might be hard to find, the report published just in time for the summer holidays provides a comprehensive overview of the topic, including its opportunities and challenges.

Entre 2015 et 2024, les projets européens de recherche sur l’IA dans le domaine de la santé ont bénéficié d’un financement total de 3,5 milliards d’euros, soit une moyenne de 6,73 millions d’euros par projet. Sur la même période, le nombre de brevets liés à l’IA médicale est passé de 22 en 2017 à 118 en 2023, et les essais cliniques de dispositifs médicaux basés sur l’IA sont passés de six en 2015 à 657 en 2024, illustrant l’importance croissante des investissements et de l’innovation dans ce secteur.

Le rapport met en évidence que l’IA est déjà utilisée dans les hôpitaux du monde entier pour automatiser la documentation clinique, améliorer la rapidité et la précision des diagnostics et permettre des traitements personnalisés, avec des résultats tangibles sur la qualité des soins.

Ces outils sont jugés essentiels pour répondre à la demande croissante liée au vieillissement de la population, à la hausse des maladies chroniques, aux pénuries de personnel et à l’augmentation des coûts.

Toutefois, les développeurs et responsables de la mise en œuvre doivent composer avec un environnement règlementaire complexe, qui inclut la loi sur l’IA (AI Act), le règlement général sur la protection des données (RGPD), le règlement sur les dispositifs médicaux et le projet d’espace européen des données de santé (European Health Data Space). Le rapport souligne que « bien que solide, l’environnement règlementaire présente des complexités qui peuvent freiner le déploiement de l’IA ».

Pour remédier à ces freins, l’étude suggère la création de comités interdisciplinaires de gouvernance de l’IA dans les établissements de santé, ainsi que la mise en place de cadres complets de gouvernance des données, de politiques de stockage robustes, de méthodes de cryptage et de technologies de protection de la vie privée dès la conception.

Le rapport insiste également sur l’importance de renforcer les compétences numériques et techniques des professionnels de santé et des patients afin d’accroître la confiance dans la fiabilité et l’éthique des outils d’IA.

« Grâce à une action stratégique et à sa volonté de surmonter les défis liés au déploiement, l’UE peut se positionner comme un leader mondial de l’innovation dans le domaine des soins de santé basés sur l’IA », conclut l’étude.

(asg)