Inflation élevée : une « dynamite sociale », selon Olaf Scholz

À la veille d’une réunion cruciale avec les partenaires sociaux, le chancelier allemand Olaf Scholz a qualifié la forte inflation de « dynamite sociale » et a promis que son gouvernement continuerait à prendre des mesures pour diminuer la pression exercée par la flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.

EURACTIV Allemagne
German Chancellor Olaf Scholz during ARD summer interview
Le chancelier allemand Olaf Scholz (G) avec la journaliste Tina Hassel, peu avant la traditionnelle interview d'été sur ARD, à Berlin, le 3 juillet 2022. [EPA-EFE/FILIP SINGER]

À la veille d’une réunion cruciale avec les partenaires sociaux, le chancelier allemand Olaf Scholz a qualifié la forte inflation de « dynamite sociale » et a promis que son gouvernement continuerait à prendre des mesures pour diminuer la pression exercée par la flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.

La flambée des prix pour les besoins quotidiens des consommateurs, notamment pour l’énergie et les denrées alimentaires, a été l’un des principaux sujets de discussion dimanche (3 juillet) lors de l’ « entretien estival » du chancelier sur la chaîne de télévision publique ARD.

« La flambée des prix des produits d’épicerie et de l’énergie m’inquiète beaucoup, et nous devons y remédier », a déclaré M. Scholz.

L’entretien a eu lieu avant une réunion prévue lundi (4 juillet) entre M. Scholz et les partenaires sociaux — les syndicats et les organisations patronales — qui ont toujours joué un rôle important en Allemagne.

La hausse des salaires étant largement inférieure aux taux d’inflation, la rencontre a pour objectif de trouver un terrain d’entente sur la manière d’aborder le problème.

« L’objectif est de trouver ensemble des solutions qui permettent aux travailleurs de faire face à la hausse des prix », a expliqué le chancelier allemand.

Le principal sujet que la réunion de lundi devra aborder est la question de savoir si les allocations ponctuelles et non imposables versées aux travailleurs constituent une bonne réponse à la crise.

Les syndicats avaient vivement protesté contre cette idée après que les médias allemands ont rapporté récemment que la chancellerie envisageait de telles mesures en échange d’une baisse des augmentations de salaire.