Josep Borrell exhorte la communauté internationale à « faire pression » sur Israël pour obtenir un cessez-le-feu

La communauté internationale doit faire pression sur Israël pour obtenir un cessez-le-feu et « mettre fin à la situation tragique » au Moyen-Orient, a déclaré lundi le Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères, Josep Borrell.

EFE avec EURACTIV.com
European Council Meeting June 27-28
Ce serait la première fois que les ministres des Affaires étrangères de l’UE tiennent une discussion formelle sur le comportement d’Israël. [Pier Marco Tacca/Getty Images)]

La communauté internationale doit faire pression sur Israël pour obtenir un cessez-le-feu et « mettre fin à la situation tragique » au Moyen-Orient, a déclaré lundi 28 octobre le Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères, Josep Borrell.

À l’occasion de la deuxième session du 9e Forum Régional de l’Union pour la Méditerranée (UpM) à Barcelone lundi 28 octobre, Josep Borrell a exhorté les 43 pays participants à parvenir à un consensus pour faire pression sur Israël.

Selon le Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, il s’agit de mettre fin à « la crise humanitaire la plus grave et la plus aiguë depuis la Seconde Guerre mondiale ».

« Nous ne devons pas nous contenter de manifester notre inquiétude (au sujet du conflit à Gaza) », a insisté le Haut représentant de l’Union, qui appartient également au parti PSOE (S&D) du Premier ministre Pedro Sanchez. Il a rappelé que la reconnaissance de la Palestine et la solution des deux États sont les seules options pour une paix et une stabilité durables dans la région.

Pour garantir la paix, il faut commencer à travailler rapidement, selon Josep Borrell.

« Mettre en œuvre, c’est le mot clé. Il ne s’agit pas seulement de scander que nous apportons notre soutien, mais il faut commencer à agir », a affirmé Josep Borrell à propos de la recherche d’une solution à deux États, selon EFE.

Des mesures concrètes vers une solution à deux États

Le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares (PSOE) a fait écho aux propos du Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères sur la solution à deux États, déclarant lundi qu’il était temps de « passer des paroles aux actes » pour tenter la mise en oeuvre de cette solution, ajoutant qu’il s’agissait du meilleur moyen de mettre fin au conflit prolongé dans la région.

Au mois de mai, l’Espagne s’est jointe à la Norvège et à l’Irlande pour reconnaître le statut de l’État palestinien, provoquant une pluie de critiques de la part d’Israël et plusieurs prises de bec diplomatiques entre Madrid et Tel-Aviv. À noter aussi, les profondes divisions au sein de la coalition gouvernementale progressiste de Pedro Sánchez sur le conflit.

Ainsi, selon le ministre espagnol des Affaires étrangères, la reconnaissance de l’État palestinien « est également une garantie de sécurité pour Israël et pour l’ensemble de la région ».

Le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères et des expatriés de Jordanie, Ayman Safadi, s’est également exprimé en ce sens lors de la réunion de l’UpM lundi 28 octobre à Barcelone, soulignant que la seule alternative à la solution des deux États est « davantage de guerre et d’apartheid ».

Réactions à l’actualité de l’UE

Lundi matin, le Haut représentant de l’UE s’est également dit préoccupé par le « modèle italo-albanais » qui consiste à externaliser la gestion des flux migratoires vers des pays tiers.

« En ce moment, il y a une tendance dans l’UE, menée par certains États membres, à recourir à la “délocalisation” de la prise en charge des demandeurs d’asile », a-t-il déclaré à la radio publique espagnole Radio Nacional de España (RNE).

Josep Borrell a également tenu des mots durs à l’égard de la visite du Premier ministre hongrois Viktor Orbán en Géorgie, après que l’UE a demandé une enquête sur les « irrégularités » qui ont entaché les récentes élections dans le pays.

« Je voudrais profiter de cette occasion pour vous assurer que, quoi que dise Viktor Orbán lors de sa visite en Géorgie, il ne représente pas l’Union européenne », a insisté Josep Borrell lors de son passage à la RNE.

[Édité par Sarah N’tsia]