Jouyet favorable à la taxation des bonus
Le président de l’autorité des marchés financiers lève un lièvre en soutenant l’imposition des bonus. La proposition ne s’inscrit pas dans la trajectoire poursuivie par le gouvernement depuis un an.
Le président de l’autorité des marchés financiers lève un lièvre en soutenant l’imposition des bonus. La proposition ne s’inscrit pas dans la trajectoire poursuivie par le gouvernement depuis un an.
EN BREF :
Alors que la nécessité d’encadrer les bonus fait désormais l’objet d’un consensus tripartite entre la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, les modalités de la réforme restent à définir. Pour Jean-Pierre Jouyet, ancien secrétaire d’État aux Affaires européennes et actuel président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), « il ne faut pas renoncer au principe de la taxation ». Présent lors de l’Université d’été du Medef, jeudi 3 septembre, il a souhaité que « des études soient faites dans ce sens ».
Le recours à des instruments fiscaux fait effectivement partie des options envisageables pour rationaliser la politique de rémunération des banquiers. Accusée par ses détracteurs d’encourager la fuite des traders à l’étranger, cette méthode a pourtant fait ses preuves aux Pays-Bas. Mais la politique du gouvernement, – axée depuis la loi TEPA sur un allègement des charges fiscales pesant sur les hauts revenus – , ne semble pas aller de pair avec la proposition de M. Jouyet. Interrogé dans ce sens par un journaliste, le président de l’AMF a botté en touche en indiquant que cette mesure ne concernerait pas la France seule mais serait « appliquée au niveau européen ».