Kamala Harris rassure les Européens après les commentaires de Donald Trump sur l’OTAN

Les États-Unis continueront à assurer la sécurité mondiale, a déclaré la vice-présidente américaine Kamala Harris à Munich vendredi (16 février), prenant clairement ses distances avec les déclarations de l’ex-président américain Donald Trump sur l’OTAN et les « mauvais payeurs ».

Euractiv.com
Munich Security Conference 2024
La vice-présidente américaine Kamala Harris. [EPA-EFE/Anna Szilagyi]

Les États-Unis continueront à assurer la sécurité mondiale, a déclaré la vice-présidente américaine Kamala Harris à Munich vendredi (16 février), prenant clairement ses distances avec les déclarations de l’ex-président américain Donald Trump sur l’OTAN et les « mauvais payeurs ».

« L’isolement n’est pas une protection », a déclaré Mme Harris lors de la Conférence sur la sécurité de Munich face aux dirigeants européens et de responsables de la sécurité.

Ses commentaires constituent une réponse directe à Donald Trump, bien qu’elle n’ait pas cité son nom.

Donald Trump, qui brigue un deuxième mandat, a semé la panique parmi les Alliés européens en déclarant que, s’il revenait au pouvoir, il n’accorderait plus de protection aux partenaires de l’OTAN qui ne dépensent pas assez pour leur défense, qu’il surnomme les « mauvais payeurs ».

Ces propos ont rapidement été critiqués par de nombreux acteurs internationaux, en Europe mais également outre-Atlantique, et a poussé les Européens à accélérer davantage les investissement dans la défense.

Une telle décision affaiblirait l’Amérique et compromettrait la stabilité et la prospérité mondiales, a déclaré Mme Harris en référence aux propos de Donald Trump.

En cette période de défis géopolitiques, il est clair que l’Amérique ne peut pas se défiler. « Et l’Amérique continuera à diriger » les efforts de l’OTAN, a assuré Mme Harris.

Elle a rappelé que l’OTAN a été fondée sur un principe simple : celui de la défense collective, en vertu duquel une attaque contre un membre est une attaque contre tous.

Tous les membres de l’Alliance ont toujours tenu cette promesse, même après l’attaque terroriste contre les États-Unis le 11 septembre 2001, a-t-elle rappelé.

Mme Harris a assuré les partenaires européens que rien ne changerait dans la politique du gouvernement américain, du moins pas sous un second mandat du président démocrate sortant Joe Biden.

« Il serait insensé de mettre tout cela en péril », a-t-elle déclaré.

Parallèlement à cela, Mme Harris a averti les républicains américains de la Chambre des représentants que le rejet de milliards d’euros d’aide militaire à l’Ukraine « serait un cadeau » au président russe Vladimir Poutine.