L'Allemagne et la France encouragées à intensifier leurs efforts budgétaires [FR]
Le commissaire aux affaires économiques et monétaires, Joaquín Almunia, s'est déclaré satisfait des progrès réalisés par la France et l'Allemagne, mais souhaite maintenir la pression sur les deux pays.
Le commissaire aux affaires économiques et monétaires, Joaquín Almunia, s’est déclaré satisfait des progrès réalisés par la France et l’Allemagne, mais souhaite maintenir la pression sur les deux pays.
Le 23 janvier 2007, lors de la présentation des programmes de stabilité et de convergence, le commissaire Almunia a tiré des conclusions positives sur les programmes de stabilité actualisés de la France, l’Allemagne, l’Italie, la Slovénie et les Pays-Bas ainsi que sur les programmes de convergence de Chypre, du Danemark et de la Slovaquie.
Evaluant les actualisations annuelles présentées par ces Etats membres, J. Almunia a considéré que des ajustements budgétaires structurels y étaient en cours.
Toutefois, mentionnant la France et l’Allemagne, J. Almunia a souligné : « Nous demandons à certains pays de faire davantage d’efforts ».
Le commissaire a bien accueilli les efforts de l’Allemagne visant à réduire le déficit structurel en 2006 tout en la mettant en garde contre des projections 2007 qui pourraient s’avérer insuffisantes pour répondre aux exigences rigoureuses du Pacte de croissance et de stabilité, lequel demande que le déficit budgétaire soit maintenu à moins de 3% du PIB. J. Almunia a par ailleurs exprimé des inquiétudes sur la baisse de l’impôt sur les sociétés, qui pourrait réduire les recettes fiscales.
La Commission a instamment demandé à l’Allemagne de faire bon usage de la « conjoncture économique favorable » afin de s’occuper de l’impact budgétaire des dépenses liées au vieillissement de la population et aux réformes du système de soins de santé. Elle pourrait mettre fin à la procédure pour déficit excessif engagée contre l’Allemagne.
La Commission a pris bonne note du plan français visant à atteindre l’équilibre budgétaire d’ici 2010; toutefois, elle considère aussi les « risques qui pèsent sur la réalisation des objectifs budgétaires ». Par conséquent, de la même façon, la Commission recommande à la France de « tirer parti des perspectives de croissance soutenue » afin de réaliser ses objectifs. Au sujet de l’abrogation de la procédure de déficit excessif engagée contre la France, qui est attendue pour le Conseil Ecofin du 30 janvier 2007, le commissaire Almunia a déclaré : « La France n’est plus un mauvais élève. La France a réécrit un scénario qui lui permettra de réaliser ses objectifs à moyen-terme d’ici la fin de la décennie et il n’y a aucune raison de croire qu’elle ne sera pas capable de le mettre en pratique ».