L’État français pourrait à nouveau venir au secours des banques

D’après le JDD, l’Elysée et Bercy pourraient réactiver le plan de sauvetage du secteur bancaire. Depuis plusieurs semaines, des inquiétudes persistent sur la solidité des banques françaises.

EURACTIV.fr
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D’après le JDD, l’Elysée et Bercy pourraient réactiver le plan de sauvetage du secteur bancaire. Depuis plusieurs semaines, des inquiétudes persistent sur la solidité des banques françaises.

Les autorités françaises ont indiqué dimanche que le dispositif de soutien au secteur bancaire créé à l’automne 2008 était toujours en place pour être utilisé en cas de besoin. Aucun projet de sauvetage n’est cependant envisagé.  

Après la faillite de Lehman Brothers, l’État français avait mis à disposition des banques une enveloppe de 360 milliards d’euros, dont 40 milliards pour renforcer leurs fonds propres et 320 milliards pour les aider à se refinancer via la Société de financement de l’économie française (Sfef).

Réunion secrète

Bercy a « opposé le démenti le plus formel » à une possible réactivation du plan de recapitalisation public évoquée par le Journal du Dimanche (JDD).

Selon l’hebdomadaire, ce scénario aurait fait l’objet d’une réunion secrète à Bercy il y a deux semaines.

Le Journal fait état d’une proposition des autorités françaises faites aux banques, le 11 septembre, visant à mettre 10 à 15 milliards d’euros à leur disposition, sur le modèle des opérations menées en 2008.

Des sources bancaires ont indiqué cette semaine à Reuters que des discussions sur un éventuel soutien de l’État au secteur bancaires étaient en cours.

Calendrier de Bâle III

« La seule chose qui existe est le mécanisme de 2008 d’une société publique qui peut souscrire des titres au capital des banques si elles en expriment le besoin. Donc, s’il y avait un événement extraordinaire, ce mécanisme est en place », a déclaré le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avant d’ajouter qu’elles « n’en avaient pas besoin ».

Il a toutefois demandé aux banques d’accélérer le mouvement de renforcement de leurs fonds propres par rapport au calendrier de Bâle III, l’accord international visant à rendre les banques plus résistantes. « Elles seront prêtes dès 2013 », a-t-il précisé.

Défiance américaine

Selon des informations du Monde (lien payant), les dix plus grands fonds monétaires américains ont accéléré la réduction de leur exposition aux banques européennes, et particulièrement, aux banques françaises.

« Sur les trois derniers mois, ces fonds ont retiré un peu plus d’un quart (27%) de leurs placements », toujours selon le quotidien français, qui fait référence à un rapport de l’agence de notation Fitch, publié vendredi 23 septembre.