L’Irlande et la Suède veulent un accord budgétaire taillé sur mesure

Des demandes unilatérales émergent de Stockholm, qui souhaite un engagement a minima, et de Dublin, qui réclame un rééchelonnement de sa dette. Londres mégote quant à elle sur le montant de sa participation au FMI.

EURACTIV.fr
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Des demandes unilatérales émergent de Stockholm, qui souhaite un engagement a minima, et de Dublin, qui réclame un rééchelonnement de sa dette. Londres mégote quant à elle sur le montant de sa participation au FMI.

Moins de deux semaines après l’accord sur le pacte budgétaire européen, les revendications nationales se multiplient. Le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, qui avait exprimé son refus de modifier les traités dès son arrivée à Bruxelles le 8 décembre, cherche aujourd’hui à forger un engagement a minima. “Mon intention est plutôt de me rapprocher que de m’éloigner de cet approfondissement entrepris par les Dix-Sept, mais je ne compte pas accepter un impact juridique sur la Suède”, a-t-il déclaré à la radio le 17 décembre.

En clair, le pays veut rester associé aux négociations sur la coordination des budgets et des politiques économiques, tout en s’affranchissant de règles trop strictes. A l’issue du sommet, les dirigeants européens se sont par exemple accordés sur une limitation à 0,5% du PIB par an du déficit public structurel. Une règle d’or doit également être adoptée au niveau constitutionnel ou son équivalent.

Référendum et garanties

L’Irlande, de son côté, est toujours confrontée au spectre du référendum. La voie empruntée pour ratifier le traité intergouvernemental sera déterminée une fois le texte finalisé, mais le gouvernement pose d’ores et déjà ses conditions.

Si jamais le peuple devait être consulté directement, l’Irlande aurait besoin de contreparties pour éviter l’écueil du ‘non’, dont le pays est adepte (Traité de Lisbonne en 2008, Traité de Nice en 2001). Pour le vice-ministre des Finances Brian Hayes, une « réorganisation substantielle » de la dette est essentielle. «Il nous faudrait avoir des garanties à ce sujet avant de soumettre la question au peuple, et cela commence à être compris au niveau européen », a-t-il fait savoir.

Le dossier britannique, ouvert depuis la mise à l’écart de Londres, continue de faire couler de l’encre. Si le Royaume-Uni occupe aujourd’hui un rang d’observateur dans les négociations, des tensions apparaissent sur sa contribution au FMI.

Lors du G20 de Cannes début novembre, le premier ministre britannique David Cameron avait soutenu le renforcement des fonds du prêteur en dernier ressort. Mais Londres tergiverse aujourd’hui sur l’ampleur de sa participation. L’hôte de Downing street veut la limiter à 10 milliards de livres (12 milliards d’euros) quand 30 milliards seraient attendus.

La semaine dernière, la Banque centrale allemande a rappelé qu’elle accepterait le renflouement du FMI seulement si chaque pays contribue conformément à la quote-part qu’il déteint au sein de l’institution.