L'UE intensifie ses pressions sur la Turquie concernant la réforme de son code pénal [FR]

L'UE a salué la décision de la Turquie de renoncer à poursuivre un écrivain, mais insiste sur la nécessité de réformer ses lois pour renforcer la liberté d'expression.

L’UE a salué la décision de la Turquie de renoncer à poursuivre un écrivain, mais insiste sur la nécessité de réformer ses lois pour renforcer la liberté d’expression.

Le 21 septembre 2006, le tribunal de de Beyoglu à Istanbul a acuitté la romancière Elif Shafak, estimant qu’il n’y avait aucune preuve qu’elle avait insulté l’identité turque dans son roman ‘Le Père et le Bâtard », qui évoque le génocide des Arméniens sous l’empire Ottoman.

De tels procès ont récemment suscité des inquiétudes au sujet de la liberté d’expression en Turquie. Mme Shafak a déclaré que la loi turque était utilisée contre les citoyens pour les faire taire. La Commission a demandé à la Turquie de renoncer aux poursuites non fondées et d’acquitter les personnes accusées à tort.

La porte-parole de la Commission, Krisztina Nagy, a précisé que le rapport de suivi de la Commission sur les progrès de la Turquie sur la voie de l’adhésion à l’UE, qui doit être publié le 8 novembre 2006, tiendrait compte de l’évolution de la situation.

Selon des sources au Parlement européen, le retard du rapport est dû au conflit chypriote. La présidence finlandaise mène actuellement des pourparlers intensifs avec la Turquie, Chypre, la Grèce et d’autres parties intéressées pour tenter de débloquer un accord européen visant à permettre le commerce direct avec les Chypriotes turcs et pour convaincre la Turquie d’ouvrir ses ports et aéroports aux navires et avions en provenance de Chypre.