L'UE veut ouvrir le marché unique aux pays méditerranéens

Bientôt face à un défi historique, l'Union européenne devrait offrir à ses voisins du sud la chance de participer à son marché unique et de rejoindre l'Espace économique européen qui compte actuellement l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, a déclaré lors d'un entretien exclusif accordé à EURACTIV le commissaire à l'élargissement et à la politique de voisinage, Štefan Füle.

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Bientôt face à un défi historique, l'Union européenne devrait offrir à ses voisins du sud la chance de participer à son marché unique et de rejoindre l'Espace économique européen qui compte actuellement l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, a déclaré lors d'un entretien exclusif accordé à EURACTIV le commissaire à l'élargissement et à la politique de voisinage, Štefan Füle.

M. Füle a déclaré que l'Union devait être « ambitieuse et créative » par rapport aux révolutions qui éclatent dans le monde arabe, notamment pour empêcher que les extrémistes ne se les « approprient ».

Lorsqu'on lui a demandé de comparer les évènements actuels avec les révolutions de 1989 en Europe de l'est, il a souligné que la différence principale était que les pays d'Europe de l'est s'étaient vu offrir la possibilité de rejoindre l'UE et l'OTAN.

C'est la raison pour laquelle l'UE est en train de préparer une révision stratégique de sa politique de voisinage dans laquelle l'Union des 27 sera « beaucoup plus claire » sur le résultat final de ses partenariats.

« Nous avons une responsabilité énorme, ce qui ne remet absolument pas en question le fait qu'il s'agisse en premier lieu de leur responsabilité, la responsabilité des Tunisiens, des Egyptiens et des populations des autres pays s'agissant de leur processus de réforme. Il ne s'agit pas d'instiguer une révolution ici ou ailleurs ou d'imposer nos valeurs. Mais une fois embarqués sur le chemin de la réforme, je pense qu'ils devront savoir que nous serons pour eux un partenaire solide, cohérent [et] utile », a déclaré M. Füle.

Le commissaire européen à l'élargissement et à la politique de voisinage a expliqué que Bruxelles « regarderait plus loin » que les accords d'association actuels avec les pays du sud.

« Nous sommes prêts à nous embarquer vers une intégration économique avec ces pays, et à renforcer la société civile, soutenir leurs développements démocratiques, renforcer les institutions démocratiques et soutenir une croissance durable profitable à tous. On peut faire beaucoup mieux si on encourage nos voisins à envisager l'idée de créer progressivement le même genre d'espace économique que celui qui fonctionne si bien en Europe », a déclaré M. Füle.

Concernant les pays de l'est, qui font partie du Partenariat oriental, M. Füle a déclaré qu'une perspective plus claire était également nécessaire dans la mesure où ils entamaient des réformes difficiles.

« Il faut que nous soyons absolument clairs envers nos partenaires sur le fait que c'est grâce à cette initiative et à divers programmes qu'ils pourront construire une sorte d'Union européenne dans leurs pays. Et c'est via ce processus qu'ils vont non seulement rapprocher leurs pays de l'Union européenne, mais aussi, à un moment donné, pouvoir mettre sur la table leurs aspirations européennes conformément à l'Article 49 du Traité de Lisbonne », a ajouté M. Füle.

L'Article 49 stipule que tout état européen qui respecte les valeurs de l'UE et s'engage à les promouvoir peut postuler pour devenir un membre de l'Union.

Pour lire l'entretien dans son intégralité, veuillez cliquer ici.