La BCE va prendre en compte le risque climatique dans ses prêts aux banques
La Banque centrale européenne (BCE) a indiqué mardi 29 juillet vouloir inclure le risque climatique dans ses règles de prêts aux banques, une mesure qui pourrait inciter ces dernières à privilégier des actifs plus durables.
À partir de mi-2026, l’institution basée à Francfort va introduire un « facteur climat » qui pourra réduire la valeur de certains titres financiers utilisés comme garantie par les banques en échange de prêts, explique un communiqué.
Ce facteur climat doit agir comme un « tampon » pour protéger la politique monétaire face à « l’impact financier potentiel » lié aux incertitudes climatiques.
Concrètement, lorsque les banques demandent un prêt à la BCE, elles doivent fournir des titres comme garantie. Certains de ces titres jugés risqués d’un point de vue du changement climatique pourront être moins bien valorisés par la banque européenne.
Cette politique s’inscrit dans la stratégie plus large de la BCE d’intégrer le climat dans son action. L’institution met la pression depuis 2020 sur les banques pour qu’elles identifient et gèrent les risques climatiques chez leurs clients emprunteurs.
Avec cette décision, la BCE envoie un « signal fort à l’ensemble de la communauté financière pour qu’elle intègre le risque climatique dans la gestion des risques de base », a réagi le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un communiqué, saluant une décision « historique ».