La Bulgarie espère rejoindre l'espace Schengen avant la fin de l'année

La Bulgarie aura l’occasion de rejoindre l’espace Schengen en octobre et en décembre cette année, a annoncé dimanche (10 septembre) le Premier ministre bulgare, Nikolai Denkov.

EURACTIV Bulgarie
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Crée en 1985, l’espace Schengen est l’un des principaux accomplissements du projet européen. [SHUTTERSTOCK/Cineberg]

La Bulgarie aura l’occasion de rejoindre l’espace Schengen en octobre et en décembre cette année, a annoncé dimanche (10 septembre) le Premier ministre bulgare, Nikolai Denkov.

La Bulgarie et la Roumanie sont toutes deux en lice pour adhérer à l’espace Schengen, mais les Pays-Bas et l’Autriche continuent de leur faire barrage, estimant que leur contrôle des flux migratoires clandestins est insuffisant.

Les deux pays reprochent à Sofia de ne pas contrôler suffisamment sa frontière avec la Turquie.

Par conséquent, « Je ne peux pas garantir que nous ferons partie de Schengen en octobre », a admis le Premier ministre bulgare, M. Denkov. Le dirigeant reste toutefois convaincu que la présidence espagnole du Conseil de l’UE aidera la Bulgarie et la Roumanie dans leur demande d’adhésion à l’espace Schengen.

En outre, M. Denkov soutient que si son pays remplit tous ses engagements et adopte la législation nécessaire, personne ne pourra s’opposer à son entrée dans l’espace Schengen.

Au début de l’année 2023, les Pays-Bas ont commencé à faire savoir par voie diplomatique qu’ils pourraient lever leur veto sur la Bulgarie, ce qui aurait laissé l’Autriche isolée au sein de l’UE sur cette question.

Parmi les raisons de ce revirement : l’importante réforme judiciaire menée en Bulgarie et la décision de la Commission de mettre fin au Mécanisme de coopération et de vérification (MCV) dans les deux pays balkaniques.

L’évolution de la situation a donné à Sofia et à Bucarest de grands espoirs de pouvoir être acceptés dans l’espace Schengen dès l’automne de cette année. Cependant, début juillet, le gouvernement de coalition de Mark Rutte aux Pays-Bas a démissionné, les partenaires de la coalition n’étant pas parvenus à se mettre d’accord sur la politique d’immigration du pays.

L’admission de la Bulgarie et de la Roumanie à l’espace Schengen est donc de nouveau source d’incertitude.

La Bulgarie espère un assouplissement de la position de M. Rutte en raison de son soutien à l’Ukraine et de sa réforme judiciaire, mais elle espère également une victoire de la coalition entre le parti néerlandais de centre gauche PvdA (S&D) et GroenLinks (Verts). La gauche est en tête des sondages dans le pays après avoir uni ses forces en vue des prochaines élections anticipées pour le parlement national en novembre.

L’un des candidats à la tête de la liste de la gauche néerlandaise est l’ancien vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, qui a annoncé en juillet qu’il quitterait son poste à Bruxelles pour participer aux élections aux Pays-Bas. M. Timmermans plaide depuis des années pour que la Bulgarie et la Roumanie fassent partie de l’espace Schengen.