La Bulgarie n’apporte pas son soutien inconditionnel à l’intégration des Balkans occidentaux dans l’UE
Lundi 14 octobre, le Premier ministre intérimaire bulgare Dimitar Glavtchev, a déclaré que son pays n’entend pas apporter un soutien inconditionnel à l’intégration européenne des Balkans occidentaux dans un contexte de conflits constants entre les institutions de Sofia et de Skopje.
Lundi 14 octobre, le Premier ministre intérimaire bulgare Dimitar Glavtchev, a déclaré que son pays n’entend pas apporter un soutien inconditionnel à l’intégration européenne des Balkans occidentaux dans un contexte de conflits constants entre les institutions de Sofia et de Skopje.
Les relations entre la Bulgarie et la Macédoine du Nord se sont fortement dégradées depuis l’arrivée au pouvoir du Parti démocratique pour l’unité nationale macédonienne (VMRO-DPMNE).
« Chaque pays candidat à l’adhésion à l’UE doit mériter sa participation, ainsi que respecter tous les droits et responsabilités qu’il a assumés dans le processus. Nous sommes donc de fervents partisans de l’élargissement de l’UE », a soutenu le Premier ministre intérimaire bulgare Dimitar Glavtchev, actuellement à Berlin pour participer au sommet du Processus de Berlin.
Le dernier scandale en date entre Sofia et Skopje a été déclenché par la Macédoine du Nord en raison de l’absence d’un drapeau de Macédoine du Nord lors d’une réunion informelle entre le président bulgare Roumen Radev et son homologue Gordana Siljanovska-Davkova. Le Premier ministre de Macédoine du Nord, Hristijan Mickoski, s’en est servi pour accuser la Bulgarie d’essayer de « piétiner la dignité macédonienne ».
Peu après, l’UE a décidé d’ouvrir des négociations d’adhésion avec l’Albanie et de bloquer la Macédoine du Nord jusqu’à ce qu’elle intègre la minorité bulgare dans sa constitution.
À Berlin, Dimitar Glavtchev a également déclaré au sujet des réunions bilatérales comprises dans le processus, qu’il était préférable d’étendre les négociations au niveau des États membres de l’UE afin d’éviter les contradictions entre les deux pays.
« Après tout, nous l’avons fait avec la République de Macédoine du Nord et nous allons évidemment de l’avant car, lors de la réunion, elle a été citée comme un bon exemple — un pays négociant avec l’ensemble de l’Union européenne », a souligné le Premier ministre intérimaire.
Par ailleurs, Dimitar Glavtchev a noté qu’il est devenu clair que le Monténégro clôturera ses chapitres de négociation d’ici la fin de l’année, et que l’Albanie devrait inaugurer les siens à la même période. La Serbie pourrait également débuter les chapitres de négociation au début de l’année 2025.
S’exprimant lors du deuxième panel du forum « Agenda vert, connectivité, énergie », Dimitar Glavtchev a mis l’accent sur le développement de corridors de transport, tels que le réseau transeuropéen de transport, qui réduiront les barrières commerciales et amélioreront la mobilité dans la région.
Le Processus de Berlin a été créé en 2014 en tant que plateforme visant à renforcer la coopération entre les pays des Balkans occidentaux et les États membres du Processus de Berlin ainsi que l’UE.
Les participants au processus sont les pays des Balkans occidentaux — l’Albanie, la Serbie, la République de Macédoine du Nord, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et le Kosovo — ainsi que l’Allemagne, l’Autriche, la France, l’Italie, la Croatie, la Slovénie, le Royaume-Uni, la Pologne, la Grèce et la Bulgarie.