La Cites rejette l’interdiction du thon rouge

Les 175 pays réunis au Qatar ont finalement rejeté l’interdiction du commerce internationale de ce poisson.

EURACTIV.fr
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Les 175 pays réunis au Qatar ont finalement rejeté l’interdiction du commerce internationale de ce poisson.

EN BREF

Le Japon a finalement gagné la partie. La Convention internationale sur le commerce des espèces sauvages (Cites), réunis à Doha (Qatar), a rejeté, jeudi 18 mars, l’inscription du thon rouge à l’annexe 1 de l’organisation. Cette décision, qui revenait à interdire le commerce international de ce poisson, n’a pas recueilli les deux tiers des voix nécessaires.

Le WWF déplore ce résultat. L’association souligne les insuffisances de la stratégie européenne pour aboutir à une interdiction. « Comme dans toute négociation internationale, la diplomatie est essentielle : il faut aller convaincre les États un par un, comme l’a fait le Japon et comme n’a pas pu le faire l’Union européenne, divisée et porteuse d’une position qui manquait pour le moins de clarté et de détermination», explique Serge Orru, le directeur Général de l’organisation.

De son côté, le gouvernement français, qui avait pris position pour une inscription, sous conditions, du thon rouge à l’annexe 1 a déclaré vouloir proposer à l’Union européenne de continuer ses efforts pour convaincre les États parties de la Cites. Les ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie, Bruno Le Maire et Jean-Louis Borloo, demandent, pour cette espèce, «un classement en annexe II qui régule le commerce international des espèces menacées».