La Commission appelle à une « feuille de route verte » mondiale
Hier (20 juin) la Commission européenne a présenté des propositions pour le Sommet de la Terre Rio+20, afin de déterminer le « qui, quoi, comment » de la transition vers une économie verte et d’appeler à l’adoption d’une feuille de route pour garantir un engagement fort, au-delà de la conférence elle-même.
Hier (20 juin) la Commission européenne a présenté des propositions pour le Sommet de la Terre Rio+20, afin de déterminer le « qui, quoi, comment » de la transition vers une économie verte et d’appeler à l’adoption d’une feuille de route pour garantir un engagement fort, au-delà de la conférence elle-même.
En présentant la position de l’exécutif européen à la presse, Janez Poto?nik, commissaire à l’environnement, a insisté pour que la conférence de Rio+20 soit considérée « comme un commencement, et non pas comme une fin en soi ».
La communication, qui pose les jalons de la proposition de l’Europe à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20, qui aura lieu à Rio de Janeiro en juin 2012, a été adoptée hier (20 juin).
Celle-ci présente les objectifs et les actions spécifiques aux deux thèmes interconnectés de la conférence Rio+20 : la transition vers une économie verte et une meilleure gouvernance mondiale pour le développement durable.
Le document établit, à l’approche de Rio+20, les bases d’un dialogue plus poussé entre la Commission européenne, le Conseil et le Parlement, les différents pays, et la société civile et les entreprises, avant qu’une position concertée de l’UE ne soit soumise aux Nations Unies plus tard cette année (d’ici le 1er novembre).
En plus d’assurer que les positions et les objectifs concertés soient suivis de manière systématique après la conférence de 2012, une « feuille de route pour une économie verte » peut, selon la Commission, « définir un ensemble de mesures
internationales, régionales et nationales, qui fixent les grandes étapes, des indicateurs et des objectifs, ainsi que des mécanismes destinés à assurer un suivi global des progrès réalisés ».
Le but sous-jacent d’une telle feuille de route est d’encourager les pays à établir des stratégies visant à rendre leurs économies plus vertes, à mettre en place des objectifs et des plans d’action au niveau national et régional.
Les progrès vers une économie verte seraient ensuite contrôlés par le biais d’« indicateurs clés et [la mise] en place [d’]un système de comptabilité environnementale et sociale convenu au plan mondial », en consolidant par exemple le cadre de réglementation de l’UE prévu pour les comptes environnementaux.
Vers des « marchés verts » mondiaux
Dans l’ensemble, la feuilles de route communiquée hier au sujet du « qui, quoi, comment » de la transition vers une économie verte, propose des actions spécifiques pouvant être mises en place aux niveaux international, national et régional.
Sur la question du « quoi », le document suggère des investissements dans les ressources clés et le capital naturel tels que l’eau, les énergies renouvelables, les ressources marines, la biodiversité et des services écosystémiques, l’agriculture durable, les forêts, les déchets et le recyclage.
Ces domaines « sont à la base de la subsistance de millions de personnes » et « pourraient devenir des domaines propices à une croissance économique future et aux marchés mondiaux », a noté Janez Poto?nik.
En effet, l’exécutif européen explique que ces domaines d'activité « pourraient devenir les principaux marchés de croissance de l'économie verte », stimulant ainsi le développement économique et la création d’emplois.
Toutefois, un ensemble d’instruments en termes de marché et de réglementation (« comment »), tels que des éco-taxes, les permis négociables et les subventions environnementales doivent être mis en place pour permettre la croissance dans ces secteurs et garantir la prévisibilité et l'application des mêmes règles à toutes les entreprises, comme l’a souligné la Commission.
Mobiliser des fonds publics et privés, investir dans des compétences et des emplois verts et développer des indicateurs pouvant rendre compte des progrès sociaux et environnementaux font également partie des outils pouvant ouvrir la voie vers l’économie verte, a expliqué la Commission.
Outi Alapekkala
Article traduit de l'anglais par EURACTIV