La Commission souligne la nécessité d'une aide "efficace" [FR]
La Commission européenne a refuté l'idée selon laquelle l'UE n'avait pas respecté ses promesses relatives à l'aide accordée aux pauvres dans le monde, mais a avoué que des efforts supplémentaires étaient nécessaires pour déployer une aide au développement plus équitablement.
La Commission européenne a refuté l’idée selon laquelle l’UE n’avait pas respecté ses promesses relatives à l’aide accordée aux pauvres dans le monde, mais a avoué que des efforts supplémentaires étaient nécessaires pour déployer une aide au développement plus équitablement.
L’annonce est intervenue à la suite de revendications, le 3 avril 2007, d’une organisation représentant 1600 organisations non gouvernementales européennes selon lesquelles un tiers de l’aide européenne au développement en 2006 n’a pas été destiné à apporter des ressources nouvelles aux pays pauvres.
Le 4 avril 2007, la Commission a fermement défendu ses statistiques, insistant sur le fait que l’UE « est globalement sur la bonne voie » concernant le respect de ses engagements en matière d’aide aux pauvres dans le monde.
Le commissaire au développement, Louis Michel, a déclaré aux journalistes que l’UE « tenait ses engagements ambitieux » en matière d’aide au développement, tout en admettant le fait qu’elle soit confrontée à un double défi : « D’une part, nous devons honorer nos promesses en fournissant une aide accrue et prévisible à nos partenaires et, d’autre part, l’effort doit être équitablement réparti, chaque Etat membre doit tenir ses engagements, ce qui n’est actuellement pas le cas d’un certain nombre d’entre eux ». La Commission a également loué le fait que dix Etats membres ayant adhéré à l’UE en 2004 aient doublé leur aide au développement depuis leur adhésion.
En termes réels, l’aide des Etats membres et de la Commission représentait en 2006 environ 48 milliards, c’est-à-dire, près de 100 euros par citoyen européen par an. A titre de comparaison, l’aide des États-Unis et du Japon représentent respectivement 53 et 69 euros par citoyen et par an. Dans un effort supplémentaire visant à contribuer à la réduction de la pauvreté, la Commission a proposé de supprimer toutes les barrières tarifaires et les quotas restants à l’accès au marché européen pour les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Cela concernerait tous les produits, notamment les biens agricoles comme le boeuf, les produits laitiers, les céréales et tous les fruits et légumes.