La Finlande adhère à l'OTAN
Au terme du processus d’adhésion le plus rapide de l’histoire de l’alliance militaire, la Finlande est devenue mardi (4 avril) le 31e membre de l’OTAN, et le pays a accueilli cette adhésion avec une satisfaction sereine.
Au terme du processus d’adhésion le plus rapide de l’histoire de l’alliance militaire, la Finlande est devenue mardi (4 avril) le 31ème membre de l’OTAN.
Les drapeaux de l’OTAN ont été hissés pour la première fois devant le ministère des Affaires étrangères et le quartier général militaire à Helsinki. Après des décennies de neutralité et de non-alignement, ce jour a marqué un changement de cap non seulement pour la Finlande, mais aussi pour les régions nordiques et baltes.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie a fait basculer le sentiment finlandais en faveur de l’OTAN et une demande d’adhésion avait été déposée en mai de l’année dernière.
Malgré les atermoiements de la Hongrie et de la Turquie au cours du processus, l’adhésion finale n’a pas été considérée comme risquée. Même au cours de la récente campagne électorale, l’OTAN a été absente des débats. Au sein du parlement nouvellement élu, sur les 200 députés, seulement trois sont opposés à l’adhésion.
« La Finlande devra se préparer au changement et faire preuve de flexibilité. Si l’adhésion ne change pas tout, le fait d’être un allié nous oblige à adopter de nouvelles façons de penser et à modifier notre législation », a déclaré le président Sauli Niinistö dans un communiqué.
Selon lui, « beaucoup a déjà été fait » puisque la Finlande s’est « engagée » à développer la compatibilité avec l’OTAN « depuis des années ». Cependant, « il reste un travail considérable à accomplir pour intégrer la défense de la Finlande dans la défense commune de l’OTAN », a déclaré M. Niinistö.
L’histoire de la Finlande est particulière en ce que le pays jongle entre ses intérêts à l’Ouest et à l’Est du continent européen depuis des décennies. D’abord considérée comme une alliée de Moscou lors de l’ère soviétique, elle s’en est retournée depuis, multipliant les échanges avec l’UE et avant elle, l’Association européenne de libre-échange.
[Édité par Paul Messad].