La Grèce cherche des alternatives au gaz russe en cas d'interruption d'approvisionnement
Le gouvernement grec envisage le gazoduc TAP et GNL pour combler le déficit d’approvisionnement énergétique au cas où la Russie déciderait de réduire ou d’interrompre complètement l’approvisionnement en gaz de l’Europe.
Le gouvernement grec envisage le gazoduc trans-adriatique (TAP) et le gaz naturel liquéfié (GNL) pour combler le déficit d’approvisionnement énergétique au cas où la Russie déciderait de réduire ou d’interrompre complètement l’approvisionnement en gaz de l’Europe, a déclaré le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis à l’issue d’une réunion jeudi (14 juillet).
M. Mitsotakis a été informé par le ministère de l’Environnement et de l’Énergie des différents scénarios possibles en cas de réduction ou d’interruption totale de l’approvisionnement en gaz russe.
Toutes les données relatives à la production, à l’importation, à l’exportation et au stockage ont été présentées au cours de la réunion. Des sources gouvernementales ont souligné que la Grèce se trouvait dans une position plus favorable que les autres pays de l’UE.
Elles ont expliqué que dans un environnement aussi volatile, aucune prévision fiable ne peut être faite concernant l’énergie pure, et encore moins son impact sur l’économie.
Toutefois, parmi les scénarios envisagés depuis le début de la crise figure la possibilité d’une interruption complète de l’approvisionnement en gaz russe.
Dans cette hypothèse, l’approvisionnement du pays serait renforcé par les contrats de gaz restants. Ceux-ci concernent principalement le gazoduc TAP et le GNL provenant du terminal de Revithoussa, où l’on a veillé à ce que les réserves soient élevées.
L’unité flottante de stockage et de regazéification (FSRU) de gaz naturel liquéfié d’Alexandroupoli ne devrait pas être opérationnelle avant la mi-2023, ce qui signifie qu’elle ne pourra pas stimuler l’approvisionnement énergétique de la Grèce et des pays voisins des Balkans sur le court-terme.
Le plan de relance de l’approvisionnement énergétique prévoit par ailleurs la réouverture des centrales au lignite de la société publique d’électricité (PPC) de Grèce et l’utilisation de gazole au lieu de gaz naturel dans les 1,7 GW de centrales électriques capables de fonctionner avec un carburant alternatif.
Un nouveau réservoir flottant de GNL a également été installé à Revithoussa, portant la capacité de stockage de l’usine à plus de 380 000 mètres cubes, contre 225 000 actuellement. Ce nouveau réservoir accroît également la flexibilité de la chaîne d’approvisionnement en GNL.
Dans le cadre du Plan européen pour la couverture des besoins en gaz, la Grèce est également tenue de couvrir les besoins de la Bulgarie et de la Roumanie par le biais d’exportations si nécessaire.