La justice espagnole demande à l’Italie d’extrader « immédiatement » Carles Puigdemont

Un juge espagnol a envoyé jeudi 30 septembre une lettre à la cour d’appel de Sassari pour avertir la justice italienne que le mandat d’arrêt européen (MAE) contre Carles Puigdemont est toujours en vigueur.

EFE avec EURACTIV.com
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M. Larena demande « l’extradition immédiate » de M. Puigdemont vers l’Espagne afin qu’il comparaisse devant les tribunaux espagnols pour répondre des accusations liées au référendum illégal de 2017. [EPA-EFE/ STEPHANIE LECOCQ]

Pablo Llarena, le juge en charge de l’affaire qui concerne le référendum prétendument illégal organisé en Catalogne en 2017 — a envoyé jeudi 30 septembre une lettre à la cour d’appel de Sassari pour avertir la justice italienne que le mandat d’arrêt européen (MAE) contre l’ancien président de la Catalogne Carles Puigdemont est toujours en vigueur.

M. Larena demande « l’extradition immédiate » de M. Puigdemont vers l’Espagne afin qu’il comparaisse devant les tribunaux espagnols pour répondre des accusations liées au référendum illégal de 2017.

Le juge a fait cette demande après avoir appris que — selon certaines sources citées par les médias espagnols jeudi — le MAE n’est pas en vigueur dans « l’affaire Puigdemont ».

Dans une lettre officielle envoyée au représentant de l’Espagne à Eurojust — transmise au juge italien de Sassari — M. Llarena explique que toutes les démarches effectuées depuis le premier MAE émis contre M. Puigdemont le 14 octobre 2019 sont valides et que le mandat contre l’homme politique catalan est actif.

L’objectif principal de M. Llarena est de maintenir en vie les étapes préliminaires du processus d’extradition qui a commencé vendredi dernier (24 septembre), après l’arrestation de M. Puigdemont en Sardaigne, rapporte El País.

Dans la lettre, M. Larena exprime ses préoccupations concernant « certaines informations qui nient que le mandat d’arrêt européen contre Carles Puigdemont i Casamajó puisse être en vigueur ».

M. Llarena rejette l’argument juridique maintenu par le ministère public espagnol dans son information au Tribunal de l’Union européenne. Cela a conduit le tribunal de l’UE à lever l’immunité de l’ancien président catalan le 30 juillet. La présentation d’une décision préjudicielle devant la Cour de justice de l’UE ne suspend pas le MAE contre M. Puigddemont, ajoute M. Llarena.