La Pologne refuse la présence d’observateurs de l’OSCE aux élections [FR]
Le gouvernement polonais a refusé d'autoriser des observateurs de l'OSCE aux élections anticipées qui se dérouleront le 21 septembre. Il estime en effet qu'une telle demande n'est pas appropriée.
Le gouvernement polonais a refusé d’autoriser des observateurs de l’OSCE aux élections anticipées qui se dérouleront le 21 septembre. Il estime en effet qu’une telle demande n’est pas appropriée.
Selon le Premier ministre polonais, Anna Fotyga, la demande de l’Organisation pour la sécurité et la coopération européenne (OSCE) pour envoyer des observateurs surveiller les prochaines élections est inappropriée, la Pologne étant une « démocratie stable ».
Le 22 septembre, elle a déclaré que la Pologne n’avait rien à cacher et que les élections seraient conduites de façon démocratique.
Inviter des observateurs du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’OSCE n’est pas uniquement une procédure standard pour les Etats membres, c’est également une obligation.
C’est le BIDDH basé à Varsovie qui décide ou non d’envoyer un groupe d’observateurs. Avec 56 membres en Europe, Asie Centrale et en Amérique du nord, l’OSCE est la plus grande organisation en matière de sécurité nationale au monde. Elle joue également un rôle essentiel dans l’observation d’élections ainsi que dans le maintien des normes démocratiques.
Au début du mois, le Parlement polonais avait appelé à des élections anticipées suite à une profonde crise du gouvernement qui avait mis un terme à la coalition au pouvoir (lire EURACTIV 31/08/07).
Dans un entretien à Euractiv, le porte-parole du BIDDH, Urdur Gunnarsdottir, a déclaré : « nous sommes en contact avec les autorités polonaises et nous espérons toujours obtenir une invitation. Nous avons clairement fait savoir que nous voulions être invités ».