La Suède va augmenter ses dépenses de défense pour atteindre l’objectif de l’OTAN
Lundi 15 septembre, le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a annoncé que la Suède allait augmenter ses dépenses militaires de 2,4 milliards d’euros (26,6 milliards de couronnes suédoises), soit l’augmentation la plus importante depuis la Guerre froide selon lui.
Le gouvernement de coalition suédois doit présenter son projet de loi de finances le 22 septembre. Dans ce dernier, il propose une augmentation des dépenses de défense de 18 % par rapport aux 13 milliards d’euros dépensés cette année.
« C’est sans précédent, à moins de remonter aux pires jours de la Guerre froide », a expliqué Ulf Kristersson à la presse lundi.
430,9 millions d’euros supplémentaires sont prévus pour l’achat de matériel et d’installations, notamment des systèmes de défense aérienne, des roquettes, des munitions, des véhicules de combat, de nouveaux navires de combat et des avions de transport tactique.
Cette augmentation fait suite à un accord conclu en juin par les huit partis du Riksdag (le parlement suédois) pour emprunter 27,5 milliards d’euros (300 milliards de couronnes suédoises) afin de renforcer la formation des conscrits, les défenses aériennes et les capacités de combat à longue portée.
L’annonce intervient dans un contexte marqué par les récentes incursions de drones russes dans les pays du flanc est de l’OTAN, le déploiement de troupes supplémentaires de l’OTAN dans la région et les opérations menées depuis Kaliningrad dans le cadre de l’exercice militaire russe Zapad (Ouest) qui s’est déroulé sur plusieurs jours.
« Nous devons nous tenir prêts, nous devons être en mesure de faire face à cette situation », a déclaré la vice-Première ministre suédoise, Ebba Busch, en référence aux récents incidents impliquant la présence de drones dans les espaces aériens polonais et roumain.
Grâce à ses nouveaux investissements, la Suède — qui a rejoint l’OTAN l’année dernière — vise à se rapprocher du nouvel objectif de l’Alliance, qui est de 3,5 % du PIB d’ici 2035. Stockholm prévoit que les dépenses de défense atteindront 2,8 % du PIB en 2026 et 3,1 % en 2028, contre 2,14 % du PIB estimé par l’Alliance pour 2024.
La semaine dernière, le Danemark voisin a quant à lui annoncé l’achat de systèmes aériens et antimissiles terrestres de fabrication européenne pour un montant record de 7,7 milliards d’euros.
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(asg)