La transition écologique s’invite aux 10 ans de France Digitale
Alors que France Digitale fête ses dix ans d’existence, le rôle des entreprises face au défi du réchauffement climatique est plus important que jamais. Pour la première fois, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires était invité à clore la conférence.
Alors que France Digitale, fer de lance de l’écosystème start-up français, fête ses dix ans d’existence, le rôle des entreprises face au défi du réchauffement climatique est plus important que jamais. Pour la première fois, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires était invité à clore la conférence.
« Le climat est un usurier : plus on attend, plus ça nous coûte cher ». C’est en ces termes que Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, a fermé le bal de l’événement phare de l’écosystème start-up français, France Digitale, mercredi (28 septembre).
Alors que « transition énergétique » et « sobriété » sont les maîtres-mots de cette rentrée, les start-ups répondent présent pour prendre à bras-le-corps le combat contre le réchauffement climatique.
« On sent une prise de conscience générale de la part des start-ups pour prendre leur pleine part dans une transition écologique efficace » lance Maya Noël, directrice générale de France Digitale, en entretien avec EURACTIV.
Le dernier baromètre de performance économique et sociale des start-ups, sous l’égide du cabinet de conseil EY, ne la dément pas : « 37 % d’entre elles déclarent avoir réalisé un bilan carbone en 2021, et 33 % sont labellisées “entreprise à mission” ».
Une étude de la Banque publique d’investissement, en partenariat avec France Digitale, réalisait dès 2021 le premier « mapping » des start-ups à impact : plus de 700 entreprises étaient répertoriées comme agissant en faveur de l’environnement et de la transition écologique, avec 4,4 milliards d’euros de fonds levés. Fait notoire, 61 % de ces entreprises ont moins de 5 ans d’existence.
« Nous faisons face à deux options pour répondre à l’impératif du réchauffement climatique : on peut soit avoir un discours technophobe et de décroissance, ou alors faire preuve de grande innovation et imagination pour trouver des solutions qui n’existent pas encore », abonde en ce sens Christophe Béchu.
Les start-ups pour accompagner les entreprises dans leur mue environnementale
Si toutes les start-ups n’ont pas le combat écologique au cœur de leurs missions d’entreprises, certaines font de ce changement de paradigme le point central de leur modèle économique.
« De nombreuses entreprises n’ont pas la manne d’argent nécessaire pour passer par un grand cabinet pour réaliser leur bilan carbone » explique Arnaud Delubac, co-fondateur de Greenly, qui propose une solution numérique clefs en main à des entreprises pour évaluer leur impact carbone. « Notre service est efficace, accessible et beaucoup moins cher ».
Un sujet d’envergure, alors que la loi oblige les entreprises de plus de 500 salariés de réaliser un bilan d’émissions de gaz à effet de serre, et que celui-ci est incontournable pour prétendre à de nombreux labels environnementaux.
« Les entreprises sont parfois réticentes à intégrer l’aspect écologique dans leurs décisions stratégiques, ou le font par simple souci de communication. Mais les choses changent, souvent de la part de salariés motivés qui poussent en interne », ajoute M. Delubac.
« Le numérique est une partie évidente de la solution », conclu Mme Noël, rejointe par le ministre : « pour innover, il faut laisser libre cours à sa part d’enfant. L’innovation est aujourd’hui cruciale, alors que nous sommes à la croisée des chemins ».