Le conflit entre la Géorgie et la Russie s'intensifie [FR]
La Russie a décidé lundi (2 octobre) de couper toutes les liaisons aériennes, routières, maritimes et postales avec la Géorgie en raison d'une affaire d'espionnage. La présidence européenne demande aux deux pays d'éviter les provocations.
La Russie a décidé lundi (2 octobre) de couper toutes les liaisons aériennes, routières, maritimes et postales avec la Géorgie en raison d’une affaire d’espionnage. La présidence européenne demande aux deux pays d’éviter les provocations.
Malgré la libération et le retour, le 1er octobre, de quatre Russes arrêtés en Géorgie et accusés d’espionnage, Moscou a aggravé la crise diplomatique entre les deux pays en décidant de couper toutes les communications aériennes, routières, maritimes et postales avec la Géorgie.
Cet épisode marque une nouvelle détérioration des relations entre Moscou et l’ancienne république d’URSS. La Géorgie fait déjà l’objet d’une interdiction russe sur la plupart de ses exportations : vin, eau minérale et oranges. De plus, le pays est entièrement dépendant du gaz russe.
Erkki Tuomioja, ministre finlandais des affaires étrangères, dont le pays occupe actuellement la présidence tournante de l’UE, a appelé les deux pays à « éviter de prendre des mesures qui pourraient être considérées comme de la provocation. »
Un représentant du département d’Etat américain a déclaré : « Il s’agit d’un moment, nous espérons, avec le retour des quatre Russes, où la Russie et la Géorgie doivent faire marche arrière, cesser les menaces et tenter de collaborer. »
La Russie a toujours des bases militaires en Géorgie depuis l’ère soviétique. Le président Vladimir Poutine a qualifié les arrestations d' »acte de terrorisme d’Etat » dont le but était de provoquer Moscou.
Le président géorgien Mikhail Saakashvili a indiqué pour sa part qu’il souhaitait entretenir de bonnes relations avec la Russie, mais que la Géorgie ne pouvait plus être traitée comme « partenaire de seconde zone … d’un soi-disant empire sur le retour ».