Le Danemark s’oppose au rabais britannique

Le ministre danois des Finances, dont le pays prendra la présidence de l’Union début 2012, affirme que le chèque européen accordé au Royaume-Uni doit être supprimé après 2013.

EURACTIV.fr

Le ministre danois des Finances, dont le pays prendra la présidence de l’Union début 2012, affirme que le chèque européen accordé au Royaume-Uni doit être supprimé après 2013.

Le débat budgétaire promet d’être chaud. Dans un entretien accordé au quotidien Berlingske Tidende, le ministre danois des Finances, Claus Hjort Frederiksen, affirme que le rabais britannique est devenu «une mauvaise habitude». 

« J’ai dit clairement à la Commission européenne que la présidence danoise travaillerait loyalement pour des avancées dans la bataille du budget avec l’objectif de supprimer les rabais. Si cela ne marche pas, nous demanderons un rabais à notre tour », déclare-t-il.

Le Danemark doit prendre la présidence tournante de l’UE en janvier 2012, dans la dernière ligne droite du débat sur le futur budget de l’UE, censé couvrir la période 2014-2020.

Politique agricole

Ce que l’on appelle le «chèque britannique» consiste en fait à une réduction accordée au Royaume-Uni dans sa contribution au budget de l’UE. Entre 2007 et 2013, ce rabais représente 31 milliards d’euros reversés aux Britanniques.

Il fut obtenu en 1984, par le Premier ministre de l’époque, Margaret Tatcher, qui avait alors usé d’une formule restée célèbre : «I want my money back». Le rabais est notamment justifié par l’importance du budget de la politique agricole commune, auquel les Britanniques ne voulaient pas contribuer. 

Par conséquent, l’ouverture d’un débat sur le chèque européen touché par le Royaume-Uni en déclencherait automatiquement un autre : celui du budget accordé à la politique agricole commune. «Il faudra un accord entre la France et le Royaume-Uni. Chacun va faire un effort et rentrer chez lui la tête haute », résumait l’économiste Nicolas-Jean Bréhon, interrogé, en septembre, par EURACTIV.fr.

Par ailleurs, le Danemark bénéficie de plusieurs clauses d’exemption, ou «opt out», leur permettant de déroger à la législation communautaire. Elles concernent notamment les domaines de la défense, l’union économique et monétaire, Schengen et la citoyenneté européenne.