Le fossé nord-sud se creuse à nouveau entre les socialistes européens
Un appel de la leader S&D Iratxe Garcia Pérez visant à réduire les factures des ménages européens par le biais de plusieurs mesures, dont l’émission conjointe de dettes, a été rejeté par les partenaires socialistes scandinaves, a appris EURACTIV.com.
Un appel de la leader S&D Iratxe Garcia Pérez visant à réduire les factures des ménages européens par le biais de plusieurs mesures, dont l’émission conjointe de dettes, a été rejeté par les partenaires socialistes scandinaves, a appris EURACTIV.com.
Mardi dernier (18 octobre), Mme Pérez a souligné la nécessité de faire baisser les factures pour les citoyens et les entreprises et a proposé une série de mesures, dont la taxation des bénéfices exceptionnels des entreprises qui profitent de la crise.
Selon elle, « l’UE a besoin d’une capacité budgétaire permanente et d’un instrument de sécurité de l’emploi, comme le SURE mis en place pendant la pandémie, qui soit rendu permanent ».
Elle a ajouté qu’« une partie peut être financée par la mise en œuvre immédiate d’un impôt sur les bénéfices tombés du ciel et d’un impôt minimum pour les multinationales, pas seulement les entreprises du secteur de l’énergie ».
Toutefois, une source S&D représentant un pays scandinave a déclaré à EURACTIV qu’il n’y avait pas d’unité au sein du groupe, certains législateurs scandinaves étant réticents à l’égard de l’initiative.
La source a déclaré qu’il n’était pas possible de financer un tel paquet de solidarité par une dette commune, ajoutant que pour les pays nordiques, l’émission d’une nouvelle dette commune serait une option « à proscrire » pour tout parti politique.
En outre, la source a souligné la réticence des eurodéputés S&D scandinaves à introduire un impôt sur la fortune et des taxes exceptionnelles dans un éventail défini de secteurs au niveau de l’UE.
Selon la source, rien de tout cela ne serait « raisonnablement faisable » et pourrait même conduire à une « aggravation » d’une situation économique déjà tendue, caractérisée par une inflation croissante et une récession imminente.