Le gouvernement britannique prend des mesures pour lutter contre les abus sexuels sur enfants

Au Royaume-Uni, les personnes qui travaillent avec des enfants seront désormais légalement tenues de signaler tout antécédent d’abus sexuel sur mineur, sous peine de sanctions, selon les nouvelles mesures annoncées par la ministre de l’Intérieur, Suella Braverman.

Euractiv.com
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« La protection des enfants est un effort collectif. Chaque adulte doit être encouragé à dénoncer sans crainte les abus sexuels commis sur des enfants », a déclaré Suella Braverman, selon le communiqué de presse du ministère de l’Intérieur. [Shutterstock/CebotariN]

Au Royaume-Uni, les personnes qui travaillent avec des enfants seront désormais légalement tenues de signaler tout antécédent d’abus sexuel sur mineur, sous peine de sanctions, selon les nouvelles mesures annoncées par la ministre de l’Intérieur, Suella Braverman.

Cette mesure a été recommandée l’année dernière par l’Independent Inquiry into Child Sexual Abuse (IICSA), une enquête examinant la manière dont les institutions du pays se sont acquittées de leur devoir de protection des enfants contre les abus sexuels. Selon le rapport, environ 7 000 victimes ont témoigné.

« La durée des enquêtes et des poursuites dans les cas d’abus sexuels sur des enfants était, et reste, un sujet de préoccupation majeur », indique le rapport, qui recommande de poursuivre toute personne travaillant avec des enfants qui n’aurait pas signalé des indices d’abus sexuels.

« La protection des enfants est un effort collectif. Chaque adulte doit être encouragé à dénoncer sans crainte les abus sexuels commis sur des enfants », a déclaré Mme Braverman, selon le communiqué de presse du ministère de l’Intérieur.

Dimanche (2 avril), la ministre conservatrice de l’intérieur a été critiquée pour ses commentaires sur un supposé groupe de prédateurs sexuels.

Mme Braverman a pointé du doigt les hommes britanniques d’origine pakistanaise soupçonnés d’être membres de gangs de prédateurs sexuels, accusant les autorités de fermer les yeux sur les signes d’abus par crainte d’être qualifiées de « racistes », a rapporté The Guardian.

L’UE travaille également à l’élaboration de lois visant à lutter contre les abus sexuels commis sur les enfants. Dans leurs commentaires officiels sur un projet de loi visant à lutter contre le matériel pédopornographique, les États membres ont mis l’accent sur le cryptage de bout en bout, le retrait rapide de ce type de matériel et la préservation des preuves.

La proposition a suscité la controverse car elle introduit la possibilité pour les autorités judiciaires d’émettre des ordonnances de détection visant les fournisseurs de services de communication considérés comme présentant un risque important de diffusion de matériel pédopornographique.

Cela signifie que des services tels que WhatsApp ou Gmail pourraient être invités à mettre en œuvre des outils pilotés par l’intelligence artificielle pour analyser automatiquement leur plateforme et signaler le contenu suspect aux autorités compétentes.