Le gouvernement souhaite un nouveau texte de loi sur l’immigration en 2025
Dimanche 13 octobre, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé un futur texte de loi sur l’immigration en 2025 qui prolongera notamment la durée de rétention administrative des immigrés clandestins jugés dangereux.
Dimanche 13 octobre, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé un futur texte de loi sur l’immigration en 2025 qui prolongera notamment la durée de rétention administrative des immigrés clandestins jugés dangereux.
« Il y aura besoin d’une nouvelle loi d’immigration » en 2025, a affirmé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon dimanche matin sur BFM TV.
La dernière loi sur l’immigration promulguée en janvier 2024 avait fait l’objet de vifs débats. Le parti d’Emmanuel Macron, alors fort d’une majorité relative, et grâce à l’abstention du Rassemblement national (RN), avait pu faire voter la loi.
Une partie des propositions des députés de droite s’étaient vues retoquées par le Conseil constitutionnel.
Cette fois, le nouveau gouvernement dirigé par Michel Barnier, avec l’influent ministre de droite de l’Intérieur Bruno Retailleau (Les Républicains), compte bien revenir sur ce texte pour le durcir.
Depuis sa prise de fonction, Bruno Retailleau défend des règles européennes plus strictes et une refonte de l’espace Shengen. Jeudi 10 octobre, au Luxembourg, il a appelé ses collègues européens à mettre en œuvre rapidement le pacte d’asile et immigration, pour l’instant prévu pour 2026.
Augmentation des délais de rétention
Selon la porte-parole du gouvernement, le nouveau texte reprendrait une proposition du ministre de l’Intérieur visant à « faciliter la prolongation de détention des étrangers en situation irrégulière qui présentent des profils dangereux dans les Centres de rétention administrative ».
La détention passerait ainsi de 90 jours maximum à 210 jours.
Cette proposition avait été portée par les députés du groupe Droite républicaine de Laurent Wauquiez après le meurtre, à Paris, de la jeune étudiante Philippine.
Maud Bregeon a prévenu que le texte pourrait contenir des éléments censurés par le Conseil constitutionnel dans la dernière loi — comme le durcissement du regroupement familial. Elle a aussi évoqué l’intégration de la régularisation de travailleurs sans-papiers dans les métiers « en tension » — ceux manquent de main-d’œuvre.
« On ne s’interdit pas de réfléchir à d’autres dispositions qui pourraient être proposées dans cette loi », a ajouté Maud Bregeon.
Le texte s’écrira en discussion avec les groupes parlementaires à l’Assemblée nationale et au Sénat.
« On ne va pas chercher le soutien du Rassemblement national », a-t-elle averti. Le Rassemblement national, qui s’était abstenu la dernière fois, a déjà conditionné la non-censure du gouvernement Barnier à la rédaction d’une nouvelle loi plus stricte sur l’immigration.