Le nouveau passeport britannique pourrait être fabriqué… en France

Le français Gemalto serait sur le point de remporter l’appel d’offres du gouvernement britannique pour fabriquer les nouveaux passeports britanniques après le Brexit. Une décision symbolique qui provoque la polémique au Royaume-Uni. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Ouest-France
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Le français Gemalto serait sur le point de remporter l’appel d’offres du gouvernement britannique pour fabriquer les nouveaux passeports britanniques après le Brexit. Une décision symbolique qui provoque la polémique au Royaume-Uni. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Le nouveau passeport que les Britanniques utiliseront après le Brexit devrait être fabriqué par une entreprise française, rapportait jeudi la presse britannique, un choix vécu comme une « humiliation nationale » par les partisans de la sortie de l’UE.

Selon le quotidien conservateur The Telegraph, le spécialiste français de la sécurité numérique Gemalto serait sur le point de remporter l’appel d’offres lancé par le gouvernement britannique, devançant l’entreprise britannique De La Rue, qui assurait jusqu’à présent la fabrication des passeports.

Tout un symbole

« C’est une décision surprenante et décevante », a réagi sur la BBC Martin Sutherland, patron de De La Rue.

« Quand je pense que nous avons entendu ces dernières semaines des ministres venir joyeusement dans les médias pour parler des passeports bleus et du fait que ce passeport bleu était une icône de l’identité britannique », a-t-il ajouté, en référence au fait que les futurs passeports abandonneraient la couleur bordeaux en vigueur au sein de l’Union européenne pour revenir à leur bleu « emblématique » d’antan.

« Maintenant, cette icône de l’identité britannique va être fabriquée en France », a-t-il regretté, invitant la Première ministre Theresa May « à venir dans (son) usine pour expliquer à (ses) employés dévoués pourquoi elle pense que c’est une décision sensée de délocaliser la fabrication d’une icône britannique ».

Une mise en concurrence « équitable »

Interrogé par l’AFP au sujet de l’appel d’offres, le ministère de l’Intérieur n’a pas confirmé le choix de Gemalto, un porte-parole de Downing Street indiquant par la suite qu’une décision interviendrait dans les prochaines semaines.

Il s’agit d’une mise en concurrence « équitable » entre plusieurs entreprises et « nous n’exigeons pas que les passeports soient fabriqués au Royaume-Uni », a précisé le ministère de l’Intérieur, en soulignant que certains passeports britanniques étaient déjà fabriqués à l’étranger.

Gemalto de son côté a déclaré ne pas pouvoir faire de commentaire « à ce stade », « la procédure étant toujours en cours et les termes du contrat étant confidentiels », dans un courrier électronique à l’AFP.

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