Le Partido Popular espagnol prêt à travailler avec le parti d’extrême droite Vox
Le leader du Partido Popular (PP), Alberto Núñez Feijóo, a affirmé dimanche 6 juillet qu’il n’excluait pas de gouverner avec le parti d’extrême droite Vox.
Le leader du Partido Popular (PP), Alberto Núñez Feijóo, a affirmé dimanche 6 juillet qu’il n’excluait pas de gouverner avec le parti d’extrême droite Vox. Le parti d’opposition de centre-droit refuserait ainsi d’appliquer un « cordon sanitaire ».
À l’issue du congrès du PP qui s’est tenu pendant ce week-end à Madrid, Alberto Núñez Feijóo a été reconduit à la tête du parti à la quasi-unanimité. Durant ce même congrès, le leader de l’opposition de centre-droit a clairement indiqué qu’il n’excluait pas de gouverner avec Vox, a rapporté l’agence de presse espagnole Servimedia.
Vox, membre du groupe Patriotes pour l’Europe au Parlement européen, est la troisième force politique à Madrid. Les électeurs de Vox « méritent le respect », estime le chef du PP, qui n’est pas disposé à « les acculer ».
Pour le PP, affilié au Parti populaire européen (PPE), il n’y a que deux lignes rouges, a réaffirmé Alberto Núñez Feijóo : le parti ne signera pas de pacte avec Réunir le Pays basque (EH Bildu, considéré par certains à droite comme l’héritier politique de l’ETA), ni avec la direction actuelle du Parti socialiste-ouvrier (PSOE) de Pedro Sánchez.
Le PP ne serait prêt à dialoguer avec EH Bildu que si le parti séparatiste basque présentait des excuses à toutes les victimes de l’ETA (estimées à plus de 850) et contribuait à faire la lumière sur ses crimes, a fait savoir le leader du PP.
Les récents scandales de corruption touchant le gouvernement de gauche de Pedro Sánchez, combinés à une crise interne au sein du PSOE, ont donné un nouvel élan au PP. Bien que lui-même entaché par des affaires de corruption par le passé, le parti voit ses ambitions électorales renforcées.
Toutefois, selon plusieurs sondages, le PP ne serait pas en mesure de gouverner seul et aurait besoin de Vox.
Les prochaines élections ne sont pas prévues avant 2027, mais Pedro Sánchez a subi des pressions pour convoquer des élections anticipées en réponse aux récents scandales qui ont secoué son gouvernement.
Le PP et Vox gouvernent déjà dans plusieurs régions et municipalités d’Espagne, bien qu’ils soient divisés par plusieurs questions sensibles, notamment la politique migratoire, Vox jugeant le programme du PP trop laxiste sur ce point.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]