Le plan de la Commission européenne pour soutenir la compétitivité de l’industrie manufacturière
Bruxelles s’apprête à dévoiler un plan audacieux en six étapes pour protéger l’industrie lourde et revendiquer sa place dans les technologies propres, selon un projet consulté par Euractiv.
Bruxelles s’apprête à dévoiler un plan audacieux en six étapes pour protéger l’industrie lourde et revendiquer sa place dans les technologies propres, selon un projet consulté par Euractiv.
Dévoilé par Ursula von der Leyen avant sa réélection en juillet, le Plan pour une industrie propre du Pacte vert pour l’Europe (Clean Industrial Deal) sera présenté mercredi prochain par Teresa Ribera, la commissaire européenne à la Concurrence et au Climat.
Le plan définira le projet de l’Union européenne (UE) pour concurrencer la Chine et les États-Unis dans le maintien de la production industrielle.
« La base industrielle de l’Europe est au cœur de notre identité et essentielle à notre compétitivité », indique le projet.
Le plan identifie six facteurs appelés « moteurs commerciaux » : l’énergie bon marché, les marchés pilotes, le financement, la circularité et l’accès aux matériaux, les marchés mondiaux et les qualifications.
Mais la question la plus urgente reste sans réponse : l’argent.
« L’industrie de l’UE a besoin d’un accès immédiat au capital », souligne le document.
Alors que les négociations sur le prochain budget à long terme de l’UE sont sur le point de commencer, le plan souligne la nécessité d’un montant de plusieurs milliards pour les garanties industrielles — sans toutefois s’engager sur un chiffre.
Il fixe également une date pour une stratégie de sauvetage du secteur automobile en difficulté — le 5 mars — et un plan sidérurgique pour une date non précisée, également en mars.
Un ensemble de mesures relatives aux produits chimiques doit être présenté fin 2025, ainsi que des stratégies vaguement définies visant à faciliter la bioéconomie et le transport durable.
Le plan s’engage également à faire de la « préférence » pour les entreprises européennes un « élément structurel » du secteur des marchés publics de l’Union dans les « secteurs stratégiques ».
Il ajoute que de telles politiques peuvent aider les entreprises à « surmonter les obstacles à l’entrée sur le marché » et inciter les fabricants à « augmenter leur production ».
« Des objectifs et des critères ciblés en matière de contenu local peuvent permettre d’aligner les dépenses nationales sur le programme plus large de l’UE en matière de décarbonation et de compétitivité », annonce également le document.
(AM)